Critique Ciné : Wonder Wheel (2018)

Critique Ciné : Wonder Wheel (2018)

Wonder Wheel // De Woody Allen. Avec Jim Belushi, Juno Temple et Justin Timberlake.


Je suis un fan inconditionnel de Woody Allen et je dois avouer que Wonder Wheel est de loin le plus décevant de ses films depuis To Rome with Love (2012) et accessoirement sa série pour Amazon « Crisis in Six Scenes ». D’ailleurs, Wonder Wheel a été produit par Amazon Studios (et accessoirement Harvey Weinstein qui produisait tous ses films). Cette fois-ci, Woody avait envie de dépaysement et nous emmène alors à Coney Island. On reste toujours à New York, sa ville fétiche, et le résultat n’est pas aussi passionnant qu’il ne devrait réellement l’être. Cependant, le film a quelques atouts comme Kate Winslet, resplendissante, que Woody Allen parvient à mettre en avant. Elle est d’ailleurs à mes yeux celle qui porte réellement le film pendant que les autres sont là à errer dans les rues de ce boardwalk. Elle apporte de vraies nuances à son personnages même si elle est grandement aidée par ce que son personnage va vivre tout au long du film. Wonder Wheel a beau avoir des défauts narratifs sur l’intérêt même de l’histoire et de ce qui lie les personnages, je trouve que globalement Woody Allen n’a pas perdu de son mordant en termes de mise en scène. C’est beau et les dialogues restent riches même si ce n’est pas vraiment ce que l’on retient au départ.

Wonder Wheel croise les trajectoires de quatre personnages, dans l'effervescence du parc d’attraction de Coney Island, dans les années 50 : Ginny, ex-actrice lunatique reconvertie serveuse ; Humpty, opérateur de manège marié à Ginny ; Mickey, séduisant maître-nageur aspirant à devenir dramaturge ; et Carolina, fille de Humpty longtemps disparue de la circulation qui se réfugie chez son père pour fuir les gangsters à ses trousses.

On peut de toute façon dire que Kate Winslet ici est tout aussi génial que Cate Blanchett dans Blue Jasmine. On retrouve aussi les thèmes dont Woody Allen est un grand fan pour des marivaudages en tout genre. Justin Timberlake, que je n’attendais pas, se retrouve alors en maître-nageur beau gosse qui a envie de devenir dramaturge (comme Stephen King avec les écrivains, Woody aime les dramaturges). Ce n’est malheureusement pas le meilleur personnage du film et ce sont les femmes de Wonder Wheel qui ressortent le mieux. C’est étonnant quand on sait que Woody Allen a été attaqué de toutes parts lors de la sortie de l’affaire Harvey Weinstein. Mais je pense que l’on a connu le réalisateur et scénariste bien plus en forme par le passé. De plus, on a l’impression constante que le film se vit au coucher du soleil, ce qui ne permet pas de mettre Wonder Wheel dans la meilleure position. Ce côté crépusculaire manque d’inspiration comme globalement certains éléments de l’histoire que l’on a en face de nous. Le film n’est pas complètement raté pour autant mais l’on a connu Woody bien plus en forme que ça par le passé. Et Café Society était bien mieux l’an dernier…

Note : 4/10. En bref, déception.

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