Critiques Séries : American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace. Saison 2. Episode 4.

Critiques Séries : American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace. Saison 2. Episode 4.

American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace // Saison 2. Episode 4. House by the Lake.


Dans l’épisode précédent, il manquait un truc dans l’histoire de Andrew Cunanan : son premier meurtre. Et son premier meurtre ce n’est pas notre millionnaire de l’épisode précédent, mais bel et bien l’amant de son ex petit ami du moment. Il y a par moment quelque chose de surréaliste dans cet épisode mais tout cela permet de créer des moments encore plus terrifiant. Et cet épisode n’évite jamais le besoin d’être terrifiant. L’ouverture de l’épisode à Minneapolis est déjà un beau moment, mais tout cela s’achève aussi avec une séquence rêvée à la fin qui permet de démontrer qu’au fond « House by the Lake » joue avec la réalité et donc la paranoïa ambiante dans laquelle est notre tueur en série. Mais cet épisode montre aussi la façon dont Andrew parvient à être un psychopathe intéressant et l’influence qu’il peut avoir sur les autres dans sa propre vie. Les deux premières victimes d’Andrew sont donc Jeff Trail dans un premier temps puis David Madson à un autre moment, quand la relation entre les deux est partie en cacahuète à cause du meurtre de Jeff. Tout cela permet de créer une tension tout au long de l’épisode et cela se fait de façon plutôt intelligente car le meurtre de David se fait presque de façon psychédélique, au travers de cette fameuse séquence rêvée qui permet à la série d’aller un peu au delà de ce que l’on aurait pu imaginer au départ.

Il y a de jolis moments dans cet épisode, comme quand David repense au moment où son père a accepté son homosexualité en disant qu’il l’aime plus que tout au monde, peu importe sa sexualité. C’est beau comme moment et démontre encore une fois l’attachement de Ryan Murphy à cette thématique du placard qu’il induit depuis le début de la saison. Les évènements de cet épisode se déroulent donc une semaine avant la rencontre d’Andrew avec Lee Miglin (et son meurtre). Tout commence le jour après que Andrew ait demandé David en mariage et que ce dernier ait gentiment décliné l’invitation. Pourquoi ? Car David et Jeff entretiennent une relation. Il y a quelque chose de beau dans pas mal de scènes de cet épisode, mais c’est la brutalité de l’épisode qui le rend si intéressante et captivant. Car l’on plonge de façon intelligente un peu plus dans la folie d’Andrew, ce qui permet de comprendre mieux le personnage. Du coup, nous suivons les aventures d’Andrew post-meurtre ce qui permet de plonger un peu plus dans la folie du personnage et surtout de voir où est-ce que ce dernier veut aller. Il aime David mais David ne peut pas l’aimer, surtout avec ce meurtre qu’il a lui aussi sur la conscience.

Ce que l’on voit cette saison dans American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace c’est que la série décide de faire comme avec The People vs. O.J. Simpson qui examinait le racisme dont étaient victime les afro-américains alors que ici nous parlons plutôt de l’homophobie et de la culture gay des années 90. C’est une réflexion suffisamment bien construite pour le moment avec des personnages intelligentes. Ce dont David à peur c’est de ce que la police pourrait découvrir de lui (notamment tous ces magazines et jouets BDSM que Andrew laisse sur le lit). On en vient à un autre élément cher à Ryan Murphy : le BDSM. Si cela a toujours été plus ou moins présent dans American Horror Story par accessoirement dans Nip/Tuck, American Crime Story : The Assassination of Gianni Versace est sûrement la série qui exploite la thématique de la façon la plus perverse. On verra ce que la suite de la saison nous réserve mais je suis curieux.

Note : 8.5/10. En bref, une plongée brillante dans la psychologie du héros en revenant à son premier meurtre.

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