Critique Ciné : Hurricane (2018)

Critique Ciné : Hurricane (2018)

Hurricane // De Rob Cohen. Avec Toby Kebbell, Maggie Grace et Ryan Kwanten.


Derrière Hurricane se cache un film d’action plus que basique et c’est pourtant une formule qui fonctionne très bien pour moi. Rob Cohen reprend alors tout ce qui a pu faire son succès par le passé (Fast & Furious, xXx) et tente de l’adapter au film catastrophe en ajoutant une aventure de braquage au beau milieu. Si visuellement ce n’est pas nécessairement bluffant, il y a suffisamment de bonnes séquences catastrophes pour happer un spectateur qui n’a pas vraiment de quoi mordre dans le scénario. Hurricane est donc un mélange moderne entre Twitter et Pluie d’enfer. On retrouve alors toutes les astuces narratives d’un film des années 90 mais avec les moyens actuels. Si je dois avouer que j’avais un peu peur en voyant « réalisé par Rob Cohen » contenu tenu des dernières purges cinématographique qu’il a pu réaliser, je dois avouer que le film fait le job pour lequel il a été conçu. Côté casting, le film ne se foule pas trop mais là aussi fait le job. Maggie Grace est parfaite en agent fédéral, Toby Kebbell en météorologiste et Ryan Kwanten en frère alcool et homme à tout faire. Une équipe un peu branlante mais qui parvient à associer tout un tas de trucs en même temps qui fonctionnent et c’est pour cela que Hurricane fonctionne plutôt bien.

Profitant du plus gros ouragan ayant jamais touché les Etats-Unis, une équipe de braqueurs d’élite infiltre la plus grande réserve de billets des États-Unis. Leur objectif : un braquage exceptionnel de 600 millions de dollars. Dans la ville désertée, Casey, une des convoyeuses de fond, et Will, un météorologiste de génie, vont devoir unir leurs forces en utilisant les connaissances de Will pour survivre au milieu de cette « tempête du siècle » et empêcher ces voleurs impitoyables de parvenir à leurs fins.

Par moment, Hurricane a même un peu d’humour avec le genre en disant tout haut ce qu’un téléspectateur intelligent pense tout bas. Quelques phrases permettent donc au film de sortir un peu de la crétinerie ambiante de certains moments du film. L’action est quant à elle omniprésente et ce malgré des rebondissements ultra prévisibles que l’on voit venir bien avant. C’est dommage mais le genre n’a plus trop de secrets de toute façon car le seul twist ici est l’ouragan que les Etats-Unis n’auraient jamais connu auparavant. Si l’on peut rire de certaines scènes, le film se prend par moment trop au sérieux pour embrasser pleinement le plaisir coupable qu’il est sur le papier. Du coup, derrière cette improbable croisée des genres se cache un film qui n’exploite pas tout ce qu’il aurait réellement pu faire. L’ouragan est un élément que le film ressort dès qu’il a besoin d’éliminer des personnages et le braquage est un peu trop classique pour savoir surprendre. Sans compter sur les moments ennuyeux où les personnages, en pleine action, on le temps de parler de leur vie amoureuse, de faire pipi dans un parking ou encore manger des sandwich beurre de cacahuète et confiture. Mais bon, on va dire que cela fait partie du jeu et j’ai passé un bon moment malgré tous les défauts du genre que l’on retrouve ici.

Note : 6/10. En bref, un film agréable sans prise de tête, un vrai plaisir coupable.

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