Critiques Séries : Black Lightning. Saison 1. Episodes 5 et 6.

Critiques Séries : Black Lightning. Saison 1. Episodes 5 et 6.

Black Lightning // Saison 1. Episodes 5 et 6. And Then The Devil Brought The Plague: The Book Of Green Light / Three Sevens : The Book of Thunder.


Si Black Lightning avait un vrai potentiel au début, elle commence à montrer ses faiblesses et c’est bien dommage. Alors que dans « And Then The Devil Brought The Plague: The Book Of Green Light » la série en fait trop pour le temps qu’elle donne à l’histoire, elle tombe dans des facilités narratives un peu désobligeantes dans « Three Sevens : The Book of Thunder ». L’une des qualités de cette série est sa façon d’approcher la narration. Cela change des séries de super-héros qu’il y a déjà sur The CW. En déroulant notamment de façon patiente l’histoire de Jefferson Pierce à la fois dans sa vie personnelle et derrière le masque de Black Lightning. Sans compter que la série a aussi pris le temps de développer le monde dans lequel les personnages évoluent. Alors que plusieurs histoires de super-héros donnent l’impression de griller plusieurs cartes rapidement, Black Lightning semblait vouloir faire les choses différemment. Car Black Lightning a été plus efficace dans sa façon de présenter les vilains et leurs motivations. Mais quand la série fait des développements rapides, alors les choses changent et le tout ressemble à ce que je n’aime pas nécessairement dans les autres séries.

Et le changement opéré dans cet épisode n’est pas nécessairement celui que j’aurais espéré pour la série. On a connu pire, mais malgré de bons ingrédients et des personnages toujours solides et attachants, l’épisode donne l’impression d’en faire trop d’un coup. Je comprends que la série aussi besoin de plonger en profondeur dans l’histoire de ses personnages afin de les rendre plus consistants mais tout de même, je m’attendais à un truc légèrement différent. Peut-être car l’on a l’impression ici que la série veut en faire beaucoup en peu de temps, comme pour rattraper le temps qu’elle a pris dans les quatre premiers épisodes. L’histoire de Tobias et Tori est l’un des exemples les plus intéressants pointant du doigt les problèmes que la série peut avoir. Les détails du développement restent passionnants et originaux mais la façon de faire n’est pas toujours aussi fluide que l’on aurait pu l’imaginer. Reste tout de même quelques éléments intriguant qui ont le mérite de porter la série vers l’avant. Mais « Three Sevens :The Book of Thunder » n’est pas nécessairement ce que la série a fait de mieux non plus. Je dirais même que c’est l’épisode le plus faible proposé depuis le début de la saison alors que l’on arrive à la fin de la première moitié de celle-ci.

La série a trouvé l’équilibre presque parfait entre série familiale dramatique et série de super-héros, avec quelques twists politiques ou sociaux bien évidemment. La série n’est pas toujours subtile dans sa façon de faire passer ses messages mais cela reste suffisamment nuancé par moment pour intriguer le téléspectateur. Et je reste curieux car malgré tout, Black Lightning a du potentiel pour faire évoluer l’histoire de façon presque drastique. Quand elle le veut bien. Ce n’est pas nécessairement ici un mauvais épisode, mais c’est trop procédural pour réellement devenir aussi palpitant que les précédents qui décousaient un peu la mécanique du super-héros. En posant une question simple et classique des séries de super-héros (est-ce qu’un super-héros va pouvoir laisser de côté sa morale pour passer plus ou moins du côté obscure ?), elle ne creuse pas suffisamment le truc et tombe dans certaines facilités que je n’apprécie guère ici. Si la question reste intéressante car elle reste un classique que Black Lightning se devait de traiter, je trouve la façon de faire décevante car la série nous a habitué à beaucoup mieux. Reste alors aussi le combat de l’épisode, très bien mis en scène.

Même si je n’ai pas trop envie de critiquer Black Lightning pour des choix qui sont indépendants d’elle-même et plus inhérents au fait qu’il s’agit d’une série de super-héros, le potentiel reste grand si la série décide de garder ce qui fait l’originalité de sa façon de voir les choses.

Note : 5/10 et 4/10. En bref, la série peut mieux faire.

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