Critiques Séries : The Looming Tower. Saison 1. Episode 1.

Critiques Séries : The Looming Tower. Saison 1. Episode 1.

The Looming Tower // Saison 1. Episode 1. Now it Begins (Pilot).


Quel plaisir que de voir Tahar Rahim dans une série américaine. En effet, on le retrouve dans The Looming Tower, dernière série du service de streaming Hulu aux côtés de pointures comme Peter Sarsgaard ou Jeff Daniels (The Newsroom). L’idée intéressante dans The Looming Tower est de raconter comment les américains ont pu aider plus ou moins le 11 septembre à se produire ainsi que la guerre en Irak. On nous replonge alors au début des années 2000 dans un monde rongé par Al Qaida. Si ce n’est pas une série de la théorie du complot (qu’il aurait sûrement été intéressant de développer), c’est en tout cas une plongée intéressante dans le monde de l’espionnage américain avec une menace récente et une étude minutieuse de l’époque. Ce premier épisode a donc pas mal de qualités même si certains défauts, inhérents au genre, sont toujours présents. Mais la série a pas mal de jolies séquences à nous offrir, qu’elles soient des scènes de dialogues qui s’enchaînent ou bien des moments un brin plus rythmés par les questions et l’action proposée. Créée par Dan Futterman (Truman Capote), Alex Gibney (Going Clear) et Lawrence Wright, The Looming Tower est donc une série pleine de potentiel qui a encore besoin de prouver ce dont elle est réellement capable.

The Looming Tower décrit la menace grandissante représentée par Oussama Ben Laden et Al-Qaida et offre un regard polémique sur la façon dont la rivalité entre la CIA et le FBI a pu involontairement ouvrir la voie à la tragédie du 11 septembre et à la guerre en Irak.

Afin de rendre The Looming Tower crédible, la série ajoute des images d’archives de Oussama Ben Laden. Mais ce n’est uniquement là que pour replacer le tout dans le monde dans lequel nous vivons à cette époque et la menace qui n’a de cesse de grandir. Ce que je trouve dommage cependant c’est le fait que The Looming Tower ne se concentre pas toujours sur ce qu’il y a de plus palpitant. En effet, connaître l’histoire de la tête du FBI, John O’Neil (incarné par Jeff Daniels) au travers de sa relation avec ses deux maîtresses et sa femme n’a pas de grand intérêt imminent afin de dépeindre cet homme. O’Neil prend une place assez importante dans cet épisode malgré tout, notamment car il parvient à faire avancer l’histoire en donnant des directives. Jeff Daniels est alors parfait dans ce rôle et l’on ne pouvait pas attendre moins de sa part. Et nous avons Martin Schmidt (incarné par Peter Sarsgaard), qui garde bien trop d’informations pour le moment et suggère que la CIA n’est pas toute blanche. Mais le personnage le plus attachant est Ali Soufan incarné par notre petit frenchie Tahar Rahim. Il parvient à délivrer ce qu’il y a de mieux dans cet épisode pendant que le reste a encore besoin de faire ses preuves.

Note : 6.5/10. En bref, une entrée en matière intéressante mais qui a encore besoin de faire ses preuves…

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