The Good Doctor (Saison 1, épisodes 14 à 17) : la vie n'est pas un long fleuve tranquille

The Good Doctor (Saison 1, épisodes 14 à 17) : la vie n'est pas un long fleuve tranquille


D’une certaine façon, The Good Doctor reste fidèle à elle-même, une série médicale sympathique sans en faire des tonnes. Dans « Seven Reasons », on laissait notre héros dans une position intéressante où le héros cherchait encore une fois des réponses sur lui-même dans ses cas de la semaine. Avec « She » (1.14), la série nous plonge dans un univers intéressant : celui de se sentir femme et de vivre dans le corps d’un homme. La série tâcle alors ici un sujet actuel et ce sujet c’est le transgenre. Beaucoup de séries discutent de ce genre de sujets, mais je dois avouer que j’apprécie la délicatesse avec laquelle la série décide d’en parler. Surtout qu’elle prend le sujet au travers de l’histoire de notre héros. Freddy Highmore est parfait encore une fois et le sujet n’est jamais traité de façon brute. Au contraire, tout est fait pour que l’on ait envie de ressentir des émotions. Les scénaristes n’en font pas des tonnes mais au contraire cherchent à ce que l’on passe un bon. moment. C’est tout ce que l’on pouvait demander. En dehors des cas de la semaine, The Good Doctor continue de développer ses personnages et les histoires tant dans leur vie personnelle que professionnelle. Chaque épisode propose un truc original, mais je dirais que celui-ci est l’un des plus touchants.

Si la série dure suffisamment longtemps, je dois avouer que j’aimerais bien voir le personnage évoluer et surtout voir le changement de sexe dans la série. C’est un patient important pour The Good Doctor, comme aucun autre n’a pu l’être auparavant. Shaun de son côté est maladroit mais jamais de façon méchante. C’est maladroit de façon logique car il ne comprend pas forcément le concept mais certaines lignes de dialogues sont fortes et impliquent forcément le téléspectateur.

Quinn « When I used to look like a boy, I felt different. The kids at school didn't understand me so they picked on me. I spent a lot of time alone. When my parents let me be me, I felt like I didn't have to pretend anymore. I felt free, like when you're in a pool and you can just let go and float. »

Avec « Heartfelt », Shawn et Reznick vont s’occuper avec Spirit d’un patient avec un problème de coeur et de sternum. Si ce n’est pas aussi palpitant et touchant que l’épisode précédent, The Good Doctor parvient malgré tout à très bien s’en sortir grâce à la bonne volonté de chacun. Claire et Jared sont avec Melendez sur le cas d’un enfant qui a besoin d’une seconde transplantation de foie. Dans les derniers épisodes, Shawn était là pour tenter de comprendre ses patients. L’histoire de ce coeur qui n’est pas protégé est une histoire assez impressionnante mine de rien à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Il y a un contraste entre Shawn et Spirit que The Good Doctor parvient à développer de façon intelligente sans trop de difficultés. Chaque intrigue parallèle dans cet épisode fonctionne suffisamment bien pour permettre de développer encore une fois de solides cas médicaux qui permettent de poser des questions existentielles et développer l’histoire de chacun des personnages de façon intelligente sans tomber dans tous les pièges du genre.  Mais dans sa constance, les épisodes suivants ne changent pas en qualité.

Ainsi, en choisissant de parler de sujets forts avec autant de délicatesse et d’âme, la série nous propose des trucs sympathiques qui changent des séries médicales actuelles. Grey’s Anatomy tente de le faire par moment mais ce n’est pas traité avec autant de sentiments. « Pain » par exemple propose de discuter du fait de prendre un risque. Le risque ? Une chirurgie qui pourrait changer sa vie, mais qui pourrait mettre sa vie en danger au moment de l’intervention. C’est une façon de mettre Shawn encore une fois face à quelque chose d’intéressant. Reste cependant des trucs que je n’aime pas autant que la série semble les aimer. Comme l’arrivée du Dr Reznick qui finalement n’apporte rien de neuf dans toute cette histoire et surtout ne permet pas vraiment de trouver un intérêt dans ses intrigues. J’aime bien les femmes ambitieuses et intelligentes à la télévision, surtout dans le monde actuel où les femmes ont une place vraiment importante. Sauf que cela a aussi des défauts. Enfin, « Smile » cherche à donner un peu de pep’s à la série après avoir traité de sujets délicats avec beaucoup de bons sentiments. Parler d’une intervention qui pourrait redonner le sourire à quelqu’un est important, mais aussi un sujet intéressant qui change des cas précédents.

Ainsi, The Good Doctor n’est pas une série médicale comme les autres mais elle sait très bien s’y prendre et c’est une très bonne nouvelle. Je me demande ce qu’ils comptent faire par la suite mais pour le moment le résultat est là et c’est tout ce que j’attends. On verra bien ce que le dernier épisode de la saison nous réserve mais je suis persuadé qu’il y a de belles perspectives pour la prochaine saison… Sans compter que « Smile » délivre un solide cliffangher qui donne envie de voir le final de la saison.

Note : 7/10. En bref, des épisodes touchants et délicats avec une pointe de folie.

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