Arrow (Saison 6, épisodes 17 à 19) : dur dur d'être un héros

Arrow (Saison 6, épisodes 17 à 19) : dur dur d'être un héros


La saison 6 d’Arrow continue d’avoir un peu de mal à aller de l’avant. Pour autant, on peut dire qu’elle s’en sort beaucoup mieux que la saison 4 de The Flash qui n’arrive pas à mélanger tous les ingrédients qu’elle veut insérer dans son histoire. Dans « Brothers in Arms » (6.17), la série reprend un vieux serpent de mer qui entoure notre héros afin de refaire le monde une nouvelle fois. Pourquoi tout le monde meurt autour de lui, et surtout ceux qu’il aime, c’est un truc qui commence à devenir un peu usé. Mais Arrow tente au moins de faire un truc un brin plus original ici. Cela ne fonctionne pas totalement mais exploiter la relation entre Diggle et Oliver est un choix judicieux malgré tout. Car quand cet épisode fonctionne c’est grâce à ces deux là, personne d’autre. David Ramsey et Stephen Amell ont tellement partagé l’écran ensemble qu’il y a une vraie alchimie palpable qui se ressent et permet à l’épisode de sortir de certains sentiers battus ennuyeux. Le problème de cette saison c’est qu’elle n’a jamais vraiment réussi à devenir événementielle de façon intelligente. Malgré la présence de Michael Emerson ou encore de Kirk Acevedo, je dirais que la saison a échoué sur bien des points et c’est bien ça qui est problématique. Cependant, dans cet épisode tout ne fonctionne pas nécessairement. Mais tout reste honnête. C’est en tout cas ce que j’ai pu ressentir et c’est important pour nous faire avaler la pilule.

L’intrigue principale de cet épisode ressemble à une collection de moments qui s’ajoutent à quelque chose qui ne peut pas changer. Même si Oliver et Diggle venaient à se retrouver, je pense que tous les mots qu’ils se sont échangés ici ne vont pas disparaître. Ils vont rester dans un coin et pourront exploser à n’importe quel moment quand Arrow aura besoin d’aller de l’avant autrement. Diaz de son côté n’offre pas grand chose de bien intéressant et sa confrontation avec Laurel n’apporte rien de neuf sous le soleil de Starling City. Peut-être que j’en attends trop de la part d’Arrow et que désormais il faut savoir être plus indulgent mais cela tourne un peu trop en rond à mon goût. C’est ce qui gâche en partie cet épisode. En partie seulement car « Fundamentals » est bien pire. Il n’y a pas grand chose à apprécier dans cet épisode alors que dans le précédent nous avons tout de même droit à un grand face à face en morceaux de puzzle entre Diggle et Oliver. « Fundamentals » décide donc de ralentir un peu le rythme (comme le précédent dans un sens) et de se concentrer sur les personnages. Et ici, c’est plus particulièrement un personnage pour un résultat qui manque légèrement d’ambition. On plonge de plus en plus dans la psyché d’Oliver cette année mais le résultat n’est pas toujours à la hauteur.

Et c’est justement là le problème. Ce genre d’épisodes n’est pas ce qu’il y a de plus simple à faire car quand Arrow a déjà raconté tellement de choses sur ses personnages, elle n’a pas toujours d’idées sur comment les faire évoluer encore. Pour autant, il y a des tas d’idées qui sont exposées. Mais c’est trop décevant par rapport au précédent pour impliquer beaucoup plus et surtout quelque chose sur la longueur. S’il y a quelques moments de plaisir coupable dans cet épisode et un peu de fan-service, je dirais que la série est encore capable de faire beaucoup mieux que toutes ces séquences perdues qui égarent les personnages dans de sempiternels trucs qui n’ont de cesse de se ressembler. Fort heureusement, « The Dragon » tente de changer un peu la donne et de faire évoluer la série intelligemment dans la bonne direction. Si « The Dragon » pourrait être comparé à « Underneath » (5.20), je dirais qu’il ne fonctionne pas aussi bien. On ne connait pas aussi bien les personnages que l’épisode a décidé d’exploiter comme Oliver et Felicity donc c’est peut-être ça qui ne permet pas de ressentir tout le danger que l’épisode peut mettre en place. Le truc c’est qu’il n’y a pas beaucoup à détester dans cet épisode, sauf peut-être un mélange qui manque d’assaisonnement. L’histoire n’est pas totalement bien exploitée jusqu’au bout mais l’épisode veut faire attention aux émotions de chacun et à la vie de ses personnages.

C’est un choix judicieux qui permet d’aller dans la lignée des deux épisodes précédents. La série a encore du mal à faire de Diaz un vilain qui vaut réellement le coup et change de ce que l’on a déjà pu voir dans la série auparavant. Diaz n’est pas le vilain que j’apprécie le plus car il n’est pas aussi remarquable. Finalement, avec ces trois épisodes Arrow a encore des problèmes à équilibrer les choses afin de faire de cette saison 6 une saison plus remarquable qu’elle ne l’est. Dommage.

Note : 5/10. En bref, des idées sont bonnes mais la façon de faire n’est pas toujours la bonne.

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