Critique Ciné : Abdel et la Comtesse (2018)

Critique Ciné : Abdel et la Comtesse (2018)

Abdel et la Comtesse // De Isabelle Doval. Avec Charlotte de Turckheim et Amir El Kacem.


Hier j’avais rendez vous avec Abdel et la Comtesse de Montarbie d’Haust. Au terme de notre entrevue, je me suis dit que finalement j’avais passé un bon moment. Le choc des générations et des cultures a fonctionné suffisamment pour que le spectacle, bien que pauvre en surprises, soit à la hauteur de ce que j’étais venu chercher en allant les rencontrer. Isabelle Doval n’est pas la réalisatrice la plus chevronnée qu’il soit (on lui doit tout de même le navet Fonzy) mais elle a tenté de mettre en lumière cette entrevue de la meilleure façon qu’il soit. Sans chichi pompon, juste avec ce qu’il faut pour que cela soit au moins de la qualité d’un petit téléfilm sans prétentions. Loin d’être un chef d’oeuvre, le film joue sur le problème que l’on a dans notre pays avec les a priori. Bon, la rencontre va loin car l’on parle d’un enfant des cités passionné d’art et qui s’est spécialisé dans le vol et recel de ces fameuses oeuvres d’art. Mais au delà de ça, le récit se tient suffisamment et réserve quelques surprises au milieu d’un fourbi qui n’est pas si frais que ça. Qui de mieux que Charlotte de Turckheim me direz vous pour incarner une comtesse, elle qui était la reine des Aristos dans son propre film en 2005. Elle aime donc clairement l’aristocratie qu’elle connait de par sa famille puisqu’elle est la fille d’un baron.

A la mort du Comte, la Comtesse de Montarbie d’Haust doit transmettre le titre de noblesse et le domaine à un homme de la famille, comme le veut la tradition aristocratique. Elle ne peut cependant se résoudre à transmettre le domaine à Gonzague, un neveu arrogant et cupide, plutôt qu’à sa fille.
Quand Abdel, un jeune de cité débrouillard et astucieux, trouve refuge dans leur château, sa rencontre avec la Comtesse va faire des étincelles !

L’avantage de cette rencontre reste le message positif. Le film est plein de clichés en tout genre sauf que dans sa façon de faire le portrait d’Abdel, elle n’est pas tout le temps caricaturale. Abdel n’est pas le gars des cités que l’on a pour habitude de voir dans les comédies françaises. Mais malgré quelques incohérences ici et là, et quelques scènes surréalistes, le film ne s’en sort pas trop mal. Il ne fallait pas en demander beaucoup mais la bande annonce m’avait donné envie de les rencontrer et on finit au fil du film par s’attacher à cette petite histoire sans prétentions. Car il n’y a pas vraiment de prétentions là dedans et encore moins de surprises. Le scénario ne va pas chercher midi à quatorze heure et ainsi en une heure et demie tout est plié. Alors que je passais une journée épouvantable, je dois avouer que ce petit film m’a fait passé un bon moment et c’est tout ce que je pouvais lui demander. Côté casting, Charlotte de Turckheim, de par sa propre histoire, est l’actrice parfaite dans ce genre de rôles et puis Amir El Kacem ne s’en sort pas trop mal lui non plus.

Note : 5/10. En bref, un film sympathique.

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