Critique Ciné : Burn Out (2018)

Critique Ciné : Burn Out (2018)

Burn Out // De Yann Gozlan. Avec François Civil, Olivier Rabourdin et Manon Azem.


Un bon film de go-fast bien français avec des mafiosos manouches, des personnages clichés et une intrigue simpliste, qui finalement s’avère un peu plus efficace que d’autres films du genre. La première scène de go-fast est plutôt efficace en son genre et parvient à offrir le spectacle que l’on peut attendre de la part d’une telle aventure. Yann Gozlan, le réalisateur d’Un homme Idéal (avec Pierre Niney) nous offre ici quelque chose d’assez fun qui ne casse pas trois pattes à un canard mais disons que je n’en attendais pas moins. On se retrouve donc ici avec un thriller viril et nerveux comme j’aime. Ca sent le gasoil et le bad-boy, tout ce que l’on peut apprécier dans ce genre de films. La caméra de Yann Gozlan nous fait alors partager bien souvent ce que le héros vit avec la tension que cela peut impliquer. J’ai toujours aimé les films de gros bolides et Burn Out reste honorable dans le genre, notamment car ce n’est pas un film qui veut crier de partout mais qui reste particulièrement sombre et fait tout cela de façon efficace. Par moment le scénario n’est pas suffisamment péchu et les personnages manquent quelques fois de caractère mais globalement cela se suit sans déplaisir et une fois au bout, on se rend compte que l’on a passé un bon moment.

Tête brûlée, accro aux sensations fortes, Tony ne vit que pour une seule chose : devenir pilote professionnel de moto superbike. Jusqu'au jour où il découvre que la mère de son fils est liée à la pègre manouche. Seule issue pour la sortir de cet engrenage : mettre ses talents au service des truands. Pilote de circuit le jour, go-faster la nuit, Tony est plongé dans une spirale infernale qui le mène au bord de la rupture…

Burn Out associe alors les qualités de Fast and Furious mais version moto, avec de la vitesse et encore de la vitesse. Si par moment les courses de moto pourraient apparaître un peu répétitives, le film trouve toujours une astuce afin de les rendre un peu différentes. Notamment celle au milieu du film où il commence à prendre des amphétamines pour tenir le choc entre son boulot, les go-fast et les courses pour devenir pilote de course professionnel. Par chance, Burn Out parvient à ne pas trop nous poser de questions ce qui laisse le film glisser sur l’asphalte comme la moto de Tony. A la fin on a finalement passé un bon moment et c’est tout ce que j’attendais de la part de ce petit film. On dirait une production Luc Besson sans les inconvénients d’une production Luc Besson, donc que demander de plus. Tout cela si ce n’est que le spectacle est finalement bien plus sympathique que je n’aurais probablement pu l’imaginer. Malgré les quelques clichés que le film essuie, globalement les séquences motorisées sont réussies et le film s’avère être un bon petit divertissement auquel je ne m’attendais pas du tout.

Note : 7/10. En bref, une surprise inattendue.

Date de sortie : 3 janvier 2018

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