Critique Ciné : Escobar (2018)

Critique Ciné : Escobar (2018)

Escobar // De Fernando Leon de Aranoa. Avec Javier Bardem, Penélope Cruz et Peter Sarsgaard.


Adapté du roman de Virginia Vallejo, Escobar nous raconte l’histoire du baron de la drogue du point de vue de cette journaliste qui a entretenu une liaison avec Escobar. Si les romances de ce genre là ne sont pas toujours ce qui se fait de mieux au cinéma, le film est grandement aidé par son casting, sans fausse note du début à la fin. C’est Fernando Leon de Aranoa (Amador, La Peste) qui a mis tout cela en scène et disons que ce n’est pas toujours aussi fluide en termes de mise en scène que l’on pourrait s’y attendre. Cependant, le film nous permet de passer un agréable moment car celui-ci ne nous ennuie jamais (ou presque). Les longueurs se font rares et c’est une très bonne nouvelle. Virginia Vallejo a tout de même écrit un récit suffisamment détaillé afin de nous plonger au coeur de ce cartel et de ce que ce dernier avait à nous raconter. Mais c’est surtout sur son casting que Escobar se repose. A commencer par Javier Bardem qui est méconnaissable et qui, pour inspirer son rôle, s’est inspiré de l’animal préféré d’Escobar : l’hippopotame. L’acteur brille dans un rôle qui lui va à merveille et qui l’intéressait depuis plusieurs années, mais il n’avait pas trouvé le scénario suffisamment bon à chaque fois pour l’incarner).

Impitoyable et cruel chef du cartel de Medellin, Pablo Escobar est le criminel le plus riche de l’Histoire avec une fortune de plus de 30 milliards de dollars. "L’empereur de la cocaïne" met la Colombie à feu et à sang dans les années 80 en introduisant un niveau de violence sans précédent dans le commerce de la drogue.
Fascinée par son charisme et son pouvoir, la très célèbre journaliste Virginia Vallejo, va s’apercevoir qu’on ne s’approche pas de l’homme le plus dangereux du monde impunément...

Et puis nous avons Penélope Cruz bien évidemment qui ressemble presque comme deux gouttes d’eau à Virginia Vallejo. J’ai bien aimé le fait que ce point de vue ne veut pas dire que la femme d’Escobar sera mise de côté, ou qu’elle sera ridiculisé. Bien au contraire, on sent que le but du scénario est de raconter une histoire. Si cela fait des années que l’on nous raconte l’histoire d’Escobar au cinéma (Paradise Lost, Barry Seal notamment) et au petit écran (Narcos, Pablo Escobar le patron du mal), mais encore une fois un angle différent est trouvé et c’est justement ça qui est intéressant. Les histoires sont les mêmes mais ne se ressemblent pas et c’est justement là que Escobar entre en jeu. Le fait que le point de vue principal soit celui de Virginia Vallejo change de tout ce que l’on a pu voir auparavant (notamment le point de vue de Escobar lui-même ou encore des enquêteurs qui ont entourés cette histoire). Tout n’est pas forcément brillant mais le film sait rester suffisamment efficace pour nous faire plaisir et c’est justement là que celui-ci fonctionne. Il n’y avait pas besoin de beaucoup plus pour passer un bon moment en somme…

Note : 6.5/10. En bref, une agréable surprise.

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