Critique Ciné : Otages à Entebbe (2018)

Critique Ciné : Otages à Entebbe (2018)

Otages à Entebbe // De José Padilha. Avec Daniel Brühl, Rosamund Pike et Eddie Marsan.


Posé Padilha est notamment connu pour Carlos (Canal +) et Narcos (Netflix), des portraits de personnages emblématiques de l’histoire. Cette fois-ci, il décide de raconter à sa façon l’histoire des Otages à Entebbe, de ce vol Tel Aviv / Paris détourné qui avait alors changé le cours de l’histoire. Pour son film, il s’est associé à Gregory Burke (’71) au scénario pour tenter de donner une vision de l’ampleur que cette prise d’otages à pris à l’envergure internationale. J’aime beaucoup ce genre de films qui mettent en scène une partie de l’histoire que je ne connais pas forcément, et José Padilha est connu pour ne pas vraiment faire dans la demi-mesure. Il sait nous plonger au coeur d’un projet d’envergure et surtout mettre en scène l’Histoire. Le film ne perd pas de temps à nous plonger dans son histoire, le reste sera conté au travers de flashbacks en tout genre. Au centre de sa version de l’histoire il met en scène les deux terroristes allemands qui ont mené une bonne partie de cette opération, conjointement avec des palestiniens, voulant récupérer leurs terres en faisant plier le gouvernement israélien. Dans cette histoire, les otages ne sont pas importants et restent donc des figurants pendant que tout se concentre sur les terroristes et le gouvernement israélien qui tente de trouver une solution pour ne pas capituler face aux terroristes.

1976, un vol Air France de Tel Aviv pour Paris est détourné sur Entebbe, en Ouganda.
Les faits qui s'y sont déroulés ont changé le cours de l'histoire.

On peut avant tout retenir Rosamund Pike, brillante dans le rôle de cette libraire allemande qui a voulu prendre part à la cause. La scène du téléphone vers la fin du film est d’ailleurs l’un des moments les plus mémorables et une montée en puissance du personnage qui démontre ici son apogée. C’est toujours un film intelligent, qui traite de la situation sans jamais déraper dans les clichés du genre que d’autres peuvent avoir mis en scène au cinéma. C’est tout de suite beaucoup plus percutant que ce que Julien Leclercq avait pu faire en 2011 avec L’Assaut qui mettait en scène la prise d’otages dans ce vol Alger / Paris en 1994. La mise en scène efficace de José Padilha tente alors aussi de combler certains manques du film, notamment un problème de rythme du scénario au beau milieu du film qui laisse le spectateur regarder sa montre afin d’attendre l’assaut final. En évitant de tomber dans le sentimentalisme dégueulasse de certains films du genre, il a une approche par moment très documentaire, comme ce qu’il a pu faire avec Narcos ou encore Carlos qui sont à mon sens ses deux oeuvres les plus remarquables. Celle-ci, un brin mineure, n’entache pas pour autant sa carrière.

Note : 6.5/10. En bref, une retranscription intelligente d’un fait divers datant de 1976.

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