Critiques Séries : Arrow. Saison 6. Episodes 22 et 23.

Critiques Séries : Arrow. Saison 6. Episodes 22 et 23.

Arrow // Saison 6. Episodes 22 et 23. The Ties That Bind / Life Sentence.
SEASON FINALE


Il n’y a rien de plus frustrant pour une série comme Arrow que de terminer la saison sur deux épisodes aussi frustrants qui donnent l’impression que la saison n’a pas accompli grand chose. Déjà renouvelée pour une saison 7 (et plus ou moins assurée d’avoir une saison 8), Arrow va devoir se renouveler rapidement l’année prochaine si elle ne veut pas égarer encore plus de téléspectateurs qu’elle n’en a déjà égaré cette année. Je n’ai plus la même fougue envers cette série qu’à ses débuts (voire même l’an dernier). Disons que ce que cette saison a échoué en bonne partie c’est son vilain. Si j’aime bien Kirk Acevedo, le problème vient de son personnage qui n’est pas aussi percutant qu’un Adrian Chase, Damien Darhk, Malcolm Merlyn ou même Slave Wilson. Sans parler de la Ligue des Assassins qui était là aussi une belle opportunité pour Arrow mais la série échoue à donner du sens à cette saison de la façon où généralement elle donne du sens à ses vilains. Mais cet épisode a tout de même Audrey Marie Anderson dans ses rangs et pour le coup, la série en fait quelque chose de presque bien. Elle est bad-ass comme il se doit et la série exploite alors le tout à sa façon, de façon un peu plus efficace que je n’aurais probablement pu l’imaginer au départ. En dehors de ça, la série a besoin de créer des moments différents avec ses personnages comme Lala Michaels et John. Je dirais que les scénaristes avaient besoin de faire quelque chose avec John qui s’éloigne d’Oliver.

Et puis il y a Anatoly, qui là aussi tente d’apporter une dynamique intéressante à la fin de la saison avec Diaz dans les parages. La plupart des vilains de cette saison (en dehors de celui incarné par Michael Emerson je dirais) ont été assez ennuyeux ou des opportunités ratés par des scénaristes qui n’ont pas trop su quoi faire pour nous intéresser. Et c’est là que toute cette saison se termine un peu en eau de boudin avec « Life Sentence ». Quand on regarde la globalité de la saison, la saison 6 est ratée. Mais il y a eu tout de même des réussites dans cette saison, il faut le reconnaitre notamment avec Diggle ou bien l’évolution d’Oliver. Ce ne sont que les personnages historiques de la série qui apportent réellement quelque chose et dans un sens ce n’est pas plus mal. Il y a eu un peu trop de détours à mon goût, trop d’intrigues lâchées en cours de route qui n’ont pas vraiment eu d’impact et surtout trop de trous narratifs qui ne permettaient pas de se passionner pour une intrigue plus qu’une autre. Certains épisodes fonctionnent très bien grâce à des personnages comme celui de Michael Emerson et d’autres pour leurs scènes d’action (qui reste l’une des grandes forces de Arrow). Mais au delà de ça, quand on regarde la saison de plus près, que peut-on réellement retenir de la saison 6 de Arrow ?

Pour moi, peu de choses. Cet épisode a tout de même un mérite, une scène qui vient rappeler aussi pourquoi Arrow est essentielle dans l’univers DC que The CW a construit car elle est encore capable de produire des scènes qui savent laisser le téléspectateur au fond de son fauteuil.  Diaz aura été un vilain sacrément naze mais ce n’est pas de la faute de Kirk Acevedo, qui a probablement tenté de le rendre plus fun que l’on aurait sûrement pu l’imaginer au départ. L’acteur est d’ailleurs très bon dans cet épisode. Il sait jouer avec le téléspectateur dans sa façon d’incarner le vilain qu’il incarne et j’aime bien le résultat. Ce qu’il y a de plus frustrant ici c’est que « Life Sentence » pourrait être brillant, mais uniquement si la série avait réellement des choses en stock pour nous. La raison pour laquelle cet épisode fonctionne (quand il fonctionne) c’est que la série se concentre non seulement sur ce qui se passe (et le fait que cela peut être extrêmement cool), mais aussi sur ce que les personnages restent au moment où ils se retrouvent face à ce qui se passe. Certaines scènes sont vraiment intéressantes dans cette saison 6 (en plus de Michael Emerson bien entendu, et qu’est-ce que j’aurais adoré le revoir dans ce dernier épisode), mais il n’y a finalement que peu de choses dont on a envie de se souvenir pour les années à venir.

Il y a bien évidemment de pires façons d’achever une saison et sincèrement, si cet épisode avait terminé l’arc narratif autour de Diaz, je pense que j’aurais été un peu plus indulgent. J’ai envie malgré tout de garder à l’esprit que Arrow est capable encore de se renouveler car elle a suffisamment de personnages et de bons scénaristes pour le faire mais encore faut-il que ces derniers aient les idées qu’il faut pour ce faire.

Note : 4/10 et 5/10. En bref, je suis en partie indulgent avec un season finale décevant car la série a des capacités et qu’elle tente tant bien que mal de faire du bien avec ce que la saison a fait de plus mauvais.

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article

jypy 25/05/2018 13:30

mais aussi sur ce que les personnages restent au moment où ils se retrouvent face à ce qui se passe...ce que les personnages "ressentent" ??