Critique Ciné : Mon Ket (2018)

Critique Ciné : Mon Ket (2018)

Mon Ket // De François Damiens. Avec François Damiens, Matteo Salamone et Tatiana Rojo.


Dans la plus grande tradition des caméras cachées de François Damiens, Mon Ket s’inspire de ce qu’il a fait pendant des années : piéger des gens. Il transpose tout cela au cinéma dans un film qui est par moment inspiré et à d’autres raté. Disons que par moment, pour boucher un peu les trous, François Damiens ajoute une petite caméra caché qui n’apporte rien à l’histoire comme le coup de Clé 2000. Mais ce côté brocanteur du cinéma fonctionne par moment car François Damiens sait devenir attachant et drôle. Des scènes méritent vraiment le coup d’oeil comme l’anniversaire de Samuel où il invite un footballeur du AFC Tubize. La scène est hilarante. De même que le rencard avec les beaux parents qui ressemble parfaitement à ce que l’on peut attendre du François Damiens qui fait de la caméra caché. Puis certaines scènes ne fonctionnent pas et d’autres ne laissent pas le piège fonctionner plus longtemps. Mais comme dans tous les films à sketchs il y a forcément des trucs qui ne prennent pas. C’est le principe de ce genre de films. Le résultat est donc inégal mais la bonne humeur de François Damiens fait le boulot. Certains moments sont anthologies et d’autres anecdotiques mais le mélange est presque savoureux à chaque fois malgré tout.

Dany Versavel a un souci avec son fils : à 15 ans, Sullivan ne veut plus d’un père qui fait le king derrière les barreaux. Pour Dany, son « ket », c’est sa vie, hors de question de le laisser filer. Il décide donc de s’évader de prison prématurément ! Entre cavales, magouilles et petits bonheurs, il a tant de choses à lui enseigner. Un apprentissage à son image. Au pied de biche, sans pudeur ni retenue. Mais là où l’on pouvait craindre le pire, se cache peut être le meilleur…

Le film sait alors être irrévérencieux comme a pu l’être François Damiens dans ses sketchs pendant des années. Si le film fonctionne c’est quand il tente de provoquer. La scène dans le bureau de tabac est un bon exemple de ce que ce film parvient à faire, face à des clients médusés. Il s’agit d’un premier film pour l’acteur en tant que réalisateur et il utilise alors tout ce qui a fait son succès pendant des années sans parvenir à convaincre totalement durant l’heure et demie. Mais finalement, que retenir de cette petite aventure, certes sympathique ? Peu de choses. Les personnages « vrais » sont rapidement zappés pour laisser place à d’autres ce qui ne permet pas vraiment de s’attacher à chaque des « vrais » acteurs du film comme François Damiens aime les décrire dans le générique de fin. Dans le fond, le film est plutôt sympathique et fait le job que l’on pouvait lui demander, j’aurais cependant apprécié que le film soit un peu mieux enrobé et pas qu’une simple compilation de sketchs.

Note : 5.5/10. En bref, drôle mais brouillon par moment.

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