Rise (Saison 1, épisodes 4 à 10) : (Not so) Amazing Grace

Rise (Saison 1, épisodes 4 à 10) : (Not so) Amazing Grace


Annulée après une saison par NBC, Rise n’a pas eu la chance d’être le succès qu’elle aurait pu être; Si seulement Jason Katims avait créé une série réellement passionnante et pas un truc qui n’a de cesse de se répéter et de revenir en arrière. Dans ce Glee sans saveur, la série tente de construire une histoire de série musicale avec tous les drames qui peuvent entourer la petite équipe qui travaille dessus. Spring Awakening, qui a gagné le Tony de la meilleure comédie musicale en 2007 est connue aux Etats-Unis sauf que les chansons de cette comédie musicale ne sont pas percutantes comme les reprises que Glee (et d’autres comédies musicales pouvaient reprendre). La difficulté ici est de faire correspondre les chansons aux problèmes de la vie de chacun des personnages. Généralement, c’est très mal fichu et la série ne sait pas trop dans quelle direction elle doit réellement aller. C’est à ce moment là qu’elle s’égare et tombe dans tous les pièges, répétant des schémas ennuyeux et des intrigues qui n’ont pas nécessairement d’intérêt. La première saison de la série décide alors d’exploiter toutes les thématiques que l’on peut connaître dans cette série : se découvrir soi-même, la répression, la rébellion, et les conséquences de ce que l’on peut faire ici. Les messages sont par moment un peu trop lourd pour réellement nous donner envie de nous impliquer dans la vie de ces personnages.

Mais Rise est aussi inspirée du roman de Michael Sokolove, « Drama High » qui raconte l’histoire d’un prof d’anglais, Lou, qui reprend les cours de théâtre de l’école et décide de mettre en scène une comédie musicale différente. Pourquoi faire Grease quand on peut faire Spring Awakening ? Sur le papier je dirais pourquoi pas et Jason Katims est quelqu’un qui aime les trucs ancrés dans le réel. Parenthood était une brillante série familiale car elle savait comment faire en sorte que l’on ait l’impression de vivre ce que les personnages vivent. Ici, les personnages sont trop livides, à la limite du cadavérique, sûrement car le casting n’est pas non plus exceptionnel. On est loin de Kyle Chandler et Connie Britton (Friday Night Lights) ou encore de Peter Krause et Lauren Graham (Parenthood). Rise se repose donc sur un casting principalement composé d’acteurs qui n’arrivent jamais à élever un scénario déjà faiblard. Par moment, on sent que Jason Katims a besoin d’air et s’inspire alors de ce qu’il a déjà vu dans d’autres fictions sauf que mettre des trucs de Glee dans Rise ne fonctionne pas non plus. Le teint blafard de Lou et l’ambiance morose de toute cette première saison n’engage jamais le téléspectateur à comprendre ce que les personnages veulent faire passer comme message.

Même la morale, qui n’est pas forcément pompeuse, s’avère à la longue ennuyeuse. Il n’y a jamais vraiment de quoi apprécier totalement le récit car les personnages sont plus dépressifs qu’autre chose et qui a envie de regarder des dépressifs chanter des chansons qui sont certes jolies pour certaines, mais qui ne sont pas non plus les chansons les plus joviales qu’il soit. Glee avait compris au travers du côté très pop coloré de Ryan Murphy qu’il fallait ajouter des éléments plus funky pour toucher des publics totalement différents. Sans compter que musicalement, le catalogue de Glee était très éclectique. Il y avait un savoureux mélange de chansons modernes et de chansons pouvant toucher d’autres générations (et notamment celle de Ryan Murphy). Par moment, j’aurais aussi aimé oublier Ted Mosby quand je vois Radnor dans la peau de Lou car finalement cela n’aide pas à s’impliquer dans la vie de son personnage dans Rise et Ted Mosby était tout de même un personnage que j’aimais bien plus que ce truc ennuyeux que l’acteur délivre ici. Finalement, je pense que Rise n’était tout simplement pas prête pour arriver sur le petit écran. Jason Katims aurait sûrement dû retravailler sa série autrement et ajouter des éléments différents pour donner l’envie d’aller plus loin. L’annulation n’est pas une surprise compte tenu des audiences mais en tant que téléspectateur, je ne suis pas sûr qu’elle aurait été vraiment utile…

Note : 3/10. En bref, une série ennuyeuse au casting livide et aux intrigues moroses. Dommage, je pense qu’il y avait du potentiel…

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