SMILF (Saison 1, 8 épisodes) : Single Mother I'd Like to Fuck

SMILF (Saison 1, 8 épisodes) : Single Mother I'd Like to Fuck


Alors que Showtime a renouvelé la série pour une saison 2, j’avais complètement oublié son existence. J’ai donc décidé de rattraper mon retard afin de voir où est-ce que SMILF pouvait bien nous emmener. Surtout que le premier épisode de la série m’avait rendu curieux. La série de Frankie Shaw raconte l’histoire d’une mère célibataire qui doit élever son enfant, tenter de s’en sortir dans la vie et se remettre sur la scelle des célibataires. Avant d’être une série, SMILF était un court métrage de neuf minutes primé au festival de Sundance en 2015. Showtime a alors repéré le court et a décidé de produire une série autour de cette histoire. Ce que je trouve dommage dans cette série c’est le fait que finalement, la série peine assez souvent à trouver de la substance afin de pouvoir nous passionner complètement. Il y a de bonnes trouvailles sur cette mère qui tente de retrouver une vie (principalement sexuelle bien entendu) normal, mais tout n’est pas forcément totalement réussi. Cette série reste assez courte (des épisodes de trente minutes), mais il n’est pas toujours facile de voir où est-ce que SMILF veut en venir. On sent que Frankie Shaw a une vision globale des choses mais pas toujours du fond de la série. Le premier épisode était sympathique dans sa façon de présenter les personnages et l’univers, mais petit à petit, on sent que Frankie Shaw tourne un peu en rond.

Elle a des idées mais elle les met en place difficilement et c’est ce qu’il y a de plus problématique là dedans. Mais ce qui ne colle pas non plus avec la série est son titre. Depuis Cougar Town, je crois qu’aucune série n’a aussi mal porté son nom que SMILF. Si Cougar Town était une comédie absurde et qui jouait intelligemment de son nom, SMILF tente d’exploiter cela mais de façon légèrement difficile aussi. Car ici nous sommes dans une comédie beaucoup plus sombre et incisive, qui ne se donne pas toujours les moyens de mettre en place ce qu’elle veut faire. Frankie Shaw a cependant un point positif dans sa façon d’exploiter SMILF : s’inspirer de sa propre vie de mère célibataire. Chaque épisode est là pour discuter des mésaventures de notre héroïne dans des situations aussi diverses que variées. Certains personnages sont bons et certains guests utilisés de façon intelligente (je te regarde Connie Britton) mais tout ne fonctionne pas toujours autant que cela ne devrait fonctionner. On tourne en rond autour de certaines intrigues et d’autres épisodes sont trop légers pour réellement intriguer un téléspectateur et lui donner envie de revenir. On apprend petit à petit que Bridgette a un problème d’appétit, qu’elle a fait la nounou pour une famille pendant des années, qu’elle a du talent en tant qu’actrice etc. Cela fait beaucoup de choses et la série tente d’exploiter le tout intelligemment même si j’espère que cela va évoluer rapidement.

Du coup, rapidement l’héroïne n’est pas forcément le meilleur personnage de SMILF mais c’est elle qui prend le plus de place. Il n’y a donc pas toujours suffisamment de temps pour développer le meilleur aspect de la série et je trouve ça dommage. SMILF utilise aussi un humour très particulier par moment qui n’est pas sans faire écho à Curb Your Enthusiasm. J’adore la série de Larry David (bien que la dernière saison ne soit pas forcément exceptionnelle) mais cela ne colle pas toujours ici avec ce que SMILF pourrait réellement incarner si Frankie Shaw avait été un peu plus intelligente par moment. La performance de Frankie Shaw dans le rôle de Bridgette reste cependant l’un des atouts de cette série. Elle est parfaite et quand on sait qu’elle s’est inspirée de sa propre vie pour raconter l’histoire de cette série, on se rend rapidement compte du fait que finalement elle a écrit un rôle sur mesure pour elle. Certaines séquences, un peu décousues du reste de la saison, tentent d’apporter un brin d’originalité et surtout de nous rappeler que nous sommes face à une comédie dramatique et pas nécessairement devant un drame. SMILF peut alors faire aussi écho à une série comme Shameless, même si je dois avouer que ce n’est pas toujours brillant non plus.

Si SMILF part parfois un peu en sucette, elle n’en reste pas moins efficace sur certains points aussi. Elle reste assez réaliste dans sa façon d’être et le bordel qu’il y a dans la narration n’est pas toujours déplaisant pour autant. Finalement, SMILF est peut-être une petite série à découvrir, ou alors à mettre de côté pour des jours pluvieux mais elle n’est pas le bijou qu’elle aurait pu devenir. L’écrin est probablement beau, mais la perle dedans reste encore en toc. Dommage.

Note : 5/10. En bref, une série avec du potentiel mais qui ne brille pas toujours.

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