Critiques Séries : Preacher. Saison 3. Episode 3.

Critiques Séries : Preacher. Saison 3. Episode 3.

Preacher // Saison 3. Episode 3. Gonna Hurt.


Preacher continue de partir en sucette. Si par moment c’est bien, à d’autres moments cela ne permet pas de rendre le tout suffisamment cohérent à mon goût. Conceptuellement parlant, je dois avouer que j’aime bien quand une série décide de se construire petit à petit et dans ses meilleurs moments, « Donna Hurt » fait du bon boulot en montrant comment Cassidy et Tulip se sont retrouvés au fond à Angelville malgré toutes les bonnes intentions de Jesse. On sent petit à petit le piège se refermer autour de nos trois personnages pour un résultat qui n’est pas toujours celui auquel je m’attendais pour autant. Certaines scènes de cet épisode ne sont pas forcément brillantes, comme le face à face entre Tulip et Dieu. J’ai toujours un peu de mal avec le personnage de Dieu dans Preacher même si son côté chien fou pourrait donner quelque chose d’intéressant. Le seul truc c’est que l’on a l’impression que rapidement la série n’a plus rien à raconter sur lui jusqu’au moment où les scénaristes auraient peut-être une idée de comment adapter les comics à son sujet. Ce que je préfère dans cet épisode ce sont des séquences qui ressemblent plus à des hommages au cinéma d’horreur en noir et blanc. Les flashbacks sont importants et surtout ils sont là pour donner de la valeur à l’intrigue de la saison. Cela fonctionne assez bien pour que l’on en garde un bon souvenir et c’est tout ce que je voulais entendre.

J’aime bien aussi quand une série comme Preacher décide de nous donner l’impression que l’on est sain et sauf avant de rapidement nous dire tout le contraire. La série n’oublie pas non plus son humour et donner la bite de quelqu’un à manger à un lézard, c’est une marque importante de la part de Tulip. C’est le genre de choses que j’aime beaucoup dans cette série car elle n’a pas vraiment de limites. Mais le problème là dedans c’est que Cassidy et Tulip tombent un peu dans une sorte de routine, ce qui n’aide pas à prendre pleinement conscience de ce que la série peut raconter à la longueur. Madame Marie de son côté reste un personnage que la série est amené à travailler mais qu’elle décide de construire petit à petit. Comme je disais plus haut, je n’ai aucun problème avec les séries qui prennent leur temps surtout que dans le cas de Madame Marie, je pense que c’est la meilleure idée possible mais j’aurais adoré que le reste de l’épisode et des intrigues soit alors beaucoup plus palpitant. Finalement, « Gonna Hurt » a ses bons moments mais le résultat n’est pas toujours à la hauteur des attentes que je pourrais avoir compte tenu des enjeux créés lors du premier épisode de la saison. Il va donc falloir bousculer un peu plus les choses rapidement si la série ne veut pas nous égarer en route trop rapidement.

Note : 6.5/10. En bref, je m’attendais à mieux.

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