Critique Ciné : Equalizer 2 (2018)

Critique Ciné : Equalizer 2 (2018)

Equalizer 2 // De Antoine Fuqua. Avec Denzel Washington, Bill Pullman et Pedro Pascal.


Alors que le premier film était très réussi, Antoine Fuqua nous plonge à nouveau dans la peau de McCall. Equalizer est à la base une série télévisée créée par Michael Sloan et pour ce second volet, Richard Wenk est de retour à l’écriture du scénario. Plus personnel que le premier, ce second volet continue la force tranquille imposée dans le premier film. Le vrai défaut de ce second film reste probablement son intrigue labyrinthique qui nous embarque dans tout un tas d’intrigues diverses et variées (et pas toujours lisibles). Mais si tout cela casse parfois un peu le rythme, l’ensemble tient suffisamment la route pour nous offrir un divertissement efficace où Antoine Fuqua s’amuse encore une fois avec son héros sans jamais vriller d’un cil. Tout cela permet aussi de plonger un peu plus en profondeur dans la psychologie de son héros, ce qui est une très bonne nouvelle compte tenu du peu d’informations que l’on avait pu avoir dans le premier film. Le passé trouble de ce mercenaire refait donc surface avec des fantômes de son passé qui sont là pour nous engager dans une direction complètement différente. Cela ne veut pas pour autant dire que Equalizer 2 n’est pas le même film que le précédent, bien au contraire car le rythme reste le même et il est aussi soutenu.

Robert McCall continue de servir la justice au nom des exploités et des opprimés. Mais jusqu’où est-il prêt à aller lorsque cela touche quelqu’un qu’il aime ?

Le côté philosophe et amateur de lecture du personnage renforce la psychologie de celui-ci. Après tout, il lit Marcel Proust à ses heures perdues, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Justicier dans l’âme, certains passages laisse imaginer quelque chose de légèrement différent que ce que le résultat final nous offre. La bataille finale aurait pu être un peu plus mémorable alors que finalement Equalizer 2 gagne en rythme au milieu du film avant de laisser retomber plus ou moins le soufflé dans le dernier tiers. Tout cela permet aussi à Equalizer 2 de se différencier de la concurrence, ce qui n’est pas plus mal grâce à quelque chose d’un peu plus mélodramatique sur les bords et ces notions d’espoir qui donnent parfois l’impression d’être face à un pasteur qui prêche la bonne parole plus qu’à un ancien agent secret qui n’est pas tout à fait retiré des affaires. La tension est alors à son comble quand le film le veut bien, et Denzel Washington reste l’atout maitre ici. Ce dernier impose un rythme étonnant et surtout une aura au film qui rend le personnage fascinant. Finalement, on ne pouvait pas demander mieux de la part d’Equalizer 2, c’est une belle réussite et j’ai déjà hâte de voir le troisième film qui n’est sûrement qu’une formalité.

Note : 8.5/10. En bref, moins surprenant que le premier, ce second volet décide de nous plonger dans la psychologie de son héros non sans efficacité.

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