The Innocents (Saison 1, 8 épisodes) : quand l'amour triomphe toujours

The Innocents (Saison 1, 8 épisodes) : quand l'amour triomphe toujours


Cela fait plaisir de voir Netflix réussir une série pour ados. Je pense que cela manquait cruellement et The Innocents sait rester intense jusqu’au bout en dévoilant petit à petit son histoire tout en ne négligeant jamais les personnages et leur évolution. Il y a des épisodes plus hypnotiques que d’autres mais derrière ce style particulièrement travaillé se cache une série fascinante à l’univers charmeur, qui n’a de cesse de nous regarder du coin de l’oeil et de nous inviter à le rejoindre. Et l’on ne peut pas dire le contraire, on a envie de rejoindre ces personnages, ces deux ados amoureux en fuite avec au milieu de tout cela les pouvoirs de June. La série enquête sur le passé de June, la mère de cette dernière, mais met également en péril petit à petit la relation. Si June semble commencer à comprendre ses pouvoirs au fil des épisodes, Harry n’a de cesse de peu à peu se détacher d’elle. Tout cela arrive alors qu’il se rend compte aussi des dangers dans lesquels il s’est mis. L’une des plus grandes réussites de The Innocents est son casting. Harry et June sont incarnés par des acteurs particulièrement bons. Sorcha Groundsell et Percelle Ascott ne sont pas des acteurs pris au hasard et cela fait du bien de le ressentir. C’est un truc qui a déjà fonctionné dans Marvel’s Cloak and Dagger où le casting est là aussi important et est très réussi. La complicité que les deux acteurs développent au fil des épisodes de cette première saison de The Innocents est assez étonnante.

Voire fascinante. Visuellement, c’est clairement ce que l’on a envie de voir. Le style est très européen bien entendu, mais met en valeur les paysages sans jamais tomber dans le piège de la carte postale. On se retrouve donc face à un truc complètement différent mais particulièrement touchant. La mise en scène joue énormément sur les émotions des personnages et donc ce qu’elle provoque chez le téléspectateur. Bien entendu, The Innocents n’est pas exempt de défauts mais les forces du récit parviennent assez souvent à masquer ses faiblesses. Ce dont manque peut-être un peu The Innocents c’est d’être convaincue par ce qu’elle raconte. The Innocents n’est pas sans rappeler un peu Twilight par moment, sans les vampires, mais avec une fille qui peut se métamorphoser. Entre la Norvège et la campagne anglaise, la série vogue alors au gré de ses personnages et de leurs aventures. Les deux ados n’aiment pas le système dans lequel leurs parents ont voulu les mettre et décident alors de se rebeller. Si cela peut créer par moment des tensions dans le couple Harry/June, The Innocents sait toujours comment faire en sorte que cette relation soit à la fois crédible et passionnante.

Car c’est avant tout pour eux que l’on suit cette histoire. En plus de ça, The Innocents n’est pas le genre de série que l’on suit pour ce qui se passe au présent dans un épisode, mais bel et bien pour ce qu’il va falloir attendre des futurs épisodes.

Comme toute série pour ados qui se respecte, nous avons aussi un autre point important qui est à mon sens maîtrisé : la bande son. Elle n’est pas non plus sans rappeler Twilight mais ce côté pop acoustique permet de bien souvent nous offrir des scènes intéressantes qui changent de ce que l’on a pour habitude de voir. Puis vient alors quelques rebondissements intéressants, comme quand Cam décide de se transformer en Harry dans l’épisode 1.05. Tout cela est clairement fait pour que June perde à un moment la boule mais pour lui rappeler que tout ce qui l’entoure est loin d’être tout rose. Ce qui débute comme un petit thriller surnaturel pour ados, dans des plaines sombres et souvent la nuit, parvient à évoluer petit à petit dans un monde beaucoup plus élargie avec une quantité de nouveaux personnages secondaires qui défilent sous nos yeux au fil des épisodes.

Les créateurs de la série tentent d’utiliser le pouvoir de notre héroïne au mieux, comme une sorte de métaphore de l’adolescence (comme beaucoup de séries pour ados tentent de faire passer des messages là dessus, notamment avec la tolérance). Hania Elkington et Simon Duric tentent alors de nous faire comprendre qu’être ado ce n’est pas toujours facile et que cette période de transition complexe impose par moment d’imiter l’autre, de se glisser dans la peau de quelqu’un que l’on n’est pas vraiment. C’est un peu tordu comme réflexion personnelle vis à vis de The Innocents, mais je trouve qu’elle colle parfaitement avec ce que cette série fait réellement et je dois avouer que j’aime beaucoup le résultat. Bon, The Innocents n’est peut-être pas la série du siècle mais elle est dans la veine de ces nouvelles séries pour ados qui tentent un style différent et reposent sur un duo attachant incarné par un solide casting. C’est en tout cas pour moi une très belle surprise et Netflix se doit de commander une saison 2 (et je vois mal comment cela ne pourrait pas arriver).

Note : 7/10. En bref, une agréable balade entre univers fantastique et relations touchantes, emmenée par deux ados touchants et attachants, incarné par un duo étonnant.

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