Critique Ciné : Photo de Famille (2018)

Critique Ciné : Photo de Famille (2018)

Photo de Famille // De Cecilia Rouaud. Avec Vanessa Paradis, Camille Cottin et Pierre Deladonchamps.


La famille est une thématique qui ressort beaucoup en cette rentrée au cinéma français et Photo de Famille est probablement le premier d’une longue série. Pour son second long métrage en logo, Cecilia Rouaud (Je me suis fait tout petit) retrouve Vanessa Paradis accompagnée cette fois d’un casting très réussi afin de nous raconter l’histoire d’une famille au bord de la crise de nerf et qui doit trouver quoi faire de Mamie après le décès du grand père. Le film est suffisamment intelligent dans sa façon d’utiliser l’enterrement, qui démontre l’éclatement d’une famille au début puis la réconciliation à la fin. Si par moment Photo de Famille n’est pas aussi inspiré que l’on pourrait le souhaiter, il nous réserve tout de même quelques jolis moments. Cecilia Rouaud prend alors un sujet actuel qui permet de prendre conscience de quelque chose sur la façon dont on doit s’occuper de ses grands parents ou bien de réaliser leurs rêves quand leur vie est sur le fil. Le film n’a rien d’exceptionnel au fond mais il sait charmer par la simplicité de son casting qui sait toujours trouver un moyen de nous émouvoir au bon moment. L’humour est léger, jamais lourd et les personnages sont suffisamment accrochés à une certaine forme de réalisme pour que l’on croit à cette histoire.

Gabrielle, Elsa et Mao sont frères et sœurs, mais ne se côtoient pas. Surtout pas.
La première est « statue » pour touristes, au grand dam de son fils ado. Elsa, elle, est en colère contre la terre entière et désespère de tomber enceinte. Et Mao, game designer de génie chroniquement dépressif, noie sa mélancolie dans l’alcool et la psychanalyse.
Quant à leurs parents, Pierre et Claudine, séparés de longue date, ils n’ont jamais rien fait pour resserrer les liens de la famille.
Pourtant, au moment de l’enterrement du grand-père, ils vont devoir se réunir, et répondre, ensemble, à la question qui fâche : « Que faire de Mamie ? »

En effet, nous ne somme pas là pour suivre la vie de la petite bourgeoisie parisienne que l’on a pour habitude de voir dans les comédies françaises. Photo de Famille veut alors être un peu plus proche de nous pour un résultat assez étonnant. On sent que le film est soigné, dans la façon dont tout est écrit même si l’on n’échappe pas au creux de la vague au milieu. En effet, quelques moments sont légèrement ennuyeux car l’on sent que Photo de Famille se cherche et surtout cherche de quoi conclure cette aventure. Cependant, après six ans de travail sur l’écriture de ce film, on sent que Cecilia Rouaud a voulu quelque chose d’authentique qui lui ressemble et, avec ce film, bien plus réussi que son premier long métrage, elle s’inscrit dans cette nouvelle génération de faiseurs de comédies françaises qui ne veulent pas faire des trucs pompeux qui ne ressemblent à personne mais plutôt faire des trucs un brin plus sympathiques qui parleront à tous. Car le sujet qu’elle prend ici, celui de la difficulté de dire au revoir et les conséquences que peut avoir Alzheimer, ressemble finalement très bien à ce que l’on peut attendre de la part d’une comédie de rentrée.

Note : 5.5/10. En bref, une comédie douce amère.

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