Critique Ciné : First Man, le premier homme sur la Lune (2018)

Critique Ciné : First Man, le premier homme sur la Lune (2018)

First Man, le premier homme sur la Lune // De Damien Chazelle. Avec Ryan Gosling et Claire Foy.


Après son Oscar pour La La Land, Damien Chazelle retrouve Ryan Gosling pour lui donner le rôle de Neil Armstrong dans une adaptation d’une histoire qui a marqué le monde entier. Si les conspirationnistes adorent dire que c’est Apollo 14/15 qui ont réellement été sur la Lune et que Neil Armstrong a juste été acteur du meilleur film de Stanley Kubrick produit par Disney, on est avant tout là pour parler d’un joli film plein de bonnes surprises. Damien Chazelle parvient à sublimer certaines scènes de vie (même s’il pique le style de Terrence Malick sans être à la hauteur) mais surtout la scène du premier pas sur la Lune. En exploitant les silences de façon intelligente, le film joue alors sur un registre de Gravity de Alfonso Cuaron de façon assez intelligente et parvient à créer une vraie scène d’émotion riche. Sous les traits de Neil Armstrong, Ryan Gosling est un personnage froid, un père perdu par la mort foudroyante de sa vie, exigeant avec lui-même qui ne parle que très peau. Mais l’acteur brille et permet de sauver à quelques reprises un scénario inégal qui tire en longueurs des scènes inutiles. C’est le problème d’un film de ce genre là qui prend son temps et finalement perd facilement de sa superbe.

Pilote jugé « un peu distrait » par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune. Durant huit ans, il subit un entraînement de plus en plus difficile, assumant courageusement tous les risques d’un voyage vers l’inconnu total. Meurtri par des épreuves personnelles qui laissent des traces indélébiles, Armstrong tente d’être un mari aimant auprès d’une femme qui l’avait épousé en espérant une vie normale.

Le film est pauvre en messages et c’est peut-être justement le souci de First Man. Le scénario n’est pas toujours très bon quand il nous plonge dans cet univers, alors que le reste est crépusculaire et soigné. Damien Chazelle, le plus jeune réalisateur a être oscarisé, mériterait presque une nouvelle statuette pour sa façon de mettre en scène dans un style totalement différent de la comédie musicale colorée qu’il a pu mettre en scène il y a deux ans de ça. Ces objets vétustes qui ont amené Aldrin et Armstrong sur la Lune sont à se demander comment cela a pu être possible à faire. Mais le film a une certaine grâce, qui parvient à nous offrir de beaux moments de cinéma, sans pour autant en faire des tonnes. C’est là que le film tente aussi de parler de la famille et de la façon dont la Lune a détruit la famille de Neil Armstrong (c’est d’ailleurs pour cela que Janet a divorcé en 1994 de son mari, car la Lune lui était monté à la tête). First Man n’oublie pas non plus la critique du peuple américain envers la conquête spatiale qui a coûté des vies et des milliards de dollars qui auraient pu être investi dans des choses plus utiles sur Terre. Mais finalement, First Man n’est pas un film qui fera légion au cinéma, malgré sa beauté et un casting toujours juste du début à la fin.

Note : 6.5/10. En bref, agréable et beau, avec un Ryan Gosling étonnant, mais au scénario inégal et tirant en longueurs certains moments pas toujours intéressants.

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