Critique Ciné : Galveston (2018)

Critique Ciné : Galveston (2018)

Galveston // De Mélanie Laurent. Avec Ben Foster, Jeffrey Grover et Elle Fanning.


Adapté du roman de Nic Pizzolatto, le créateur de la série True Detective, Galveston est une tentative de la part de Mélanie Laurent de s’exporter aux Etats-Unis afin de faire découvrir son cinéma (peu inspiré). Si l’on retrouve dans Galveston pas mal des thématiques qui font l’intérêt du romancier/scénariste, la mise en scène n’est pas toujours suffisamment intéressante pour nous donner quelques bonnes surprises. Après « Plonger » sorti l’an dernier, l’actrice/réalisatrice nous plonge à Galveston, au Texas. Le lieu est suffisamment intéressant pour que l’on se laisse porter par l’histoire mais l’histoire traine assez souvent en longueur et a donc du mal à evenir addictive du début à la fin. Certains moments sont intéressants, notamment car Elle Fanning est parfaite dans son rôle de jeune fille à la vie malheureuse qui trouve dans cette fuite un moyen d’échapper à son passé qui n’est pas tout rose. Mais c’est aussi intéressant pour la prestation de Ben Foster qui incarne un petit caïd brisé par la vie dans laquelle il n’a jamais vraiment trouvé de moyen d’être heureux. Ce sont deux personnages abandonnés par la vie avec lesquels on va passer un bout de temps au dénouement dramatique assez peu reluisant.

1988. Les temps sont durs pour Roy, petit gangster de la Nouvelle-Orléans. La maladie le ronge. Son boss lui tend un guet-apens auquel il échappe de justesse. Une seule issue : la fuite, en compagnie de Rocky, une jeune prostituée. Deux êtres que la vie n’a pas épargnés. En cavale vers la ville de Galveston, ils n’ont plus rien à perdre…

Si Mélanie Laurent a tout de même réussi à faire quelque chose de Galveston c’est dans cette Amérique crépusculaire qu’elle tente de mettre en scène au travers des scènes nocturnes, brutes et de ces scènes de route qui sont assez efficace. Le reste est un peu trop convenu pour réellement apporter de l’originalité au récit et c’est là un problème. Car dans un sens, Galveston reste un film assez classique avec une histoire certes violente, mais elle aussi simpliste. C’est dommage que les effets de style qu’elle tente de proposer ne permettent jamais réellement au film de sortir du lot. C’est donc un film que l’on aura sûrement vite oublié, tant un ressemble dans sa structure à tout un tas de choses déjà vu (et parfois aussi en mieux) ailleurs que Galveston ne sort pas du lot et c’est bien dommage. Finalement, Mélanie Laurent a beau avoir fait des efforts (et je tiens à préciser que c’est une personne qui m’amuse plus qu’elle ne m’énerve), je sais que finalement elle a voulu sortir le mieux d’un scénario trop convenu qui a du mal à sortir des sentiers battus. En dehors peut-être de l’un de ses twists les plus macabres et dramatiques qui créé une vif émotion et donne donc à Galveston un peu de fil à retordre.

Note : 5.5/10. En bref, pas très original narrativement parlant et ce malgré de belles idées de mise en scène et un bon casting.

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