Critique Ciné : L'ombre d'Emily (2018)

Critique Ciné : L'ombre d'Emily (2018)

L’ombre d’Emily // De Paul Feig. Avec Anna Kendrick, Blake Lively et Henry Golding.


L’ombre d’Emily est basé sur le roman de Darcey Bell et inspiré d’une histoire vraie. Paul Feig (Spy, Les flingueuses) tente alors de mettre en scène cette histoire vraie. En choisissant de faire tout cela de façon assez décalée, L’ombre d’Emily s’avère plaisant à suivre alors que le scénario est loin d’être brillant. C’est le genre de thriller de rentrée qui fonctionne suffisamment pour nous offrir un divertissement que l’on peut attendre et c’est déjà pas mal. Grâce au talent d’Anna Kendrick (Pitch Perfect) et surtout Blake Lively (Gossip Girl), L’ombre d’Emily parvient à accrocher son spectateur jusqu’au bout sans qu’il n’y ait de la part du spectateur l’impression de vivre des longueurs en tout genre. J’aime bien les films tordus et celui-ci en fait clairement partie. C’est donc un film qui mélange les genres, qui se veut thriller-esque mais avec un peu d’humour et aussi une vraie tragédie littéraire. Tout ne fonctionne pas forcément et certains rebondissements sont grossièrement écrits mais globalement L’ombre d’Emily tient suffisamment la route pour permettre à son spectateur de passer un agréable moment. Et au fond, c’est tout ce que je demandais de la part de ce film, ni plus ni moins. Il faut bien avouer que les dialogues incisifs sont bien plus réussis que le scénario global du film, comme si le but était justement de se concentrer sur les répliques d’Emily.

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L’ombre d’Emily apparait alors aussi un peu comme une sorte de parodie de séries en tout genre, en mêlant au milieu de tout cela une aventure policière très étrange. On comprend très rapidement que L’ombre d’Emily va finir en Gone Girl mais certains rebondissements sont étranges et permettent au spectateur de se questionner constamment. Qui est responsable ? Pourquoi ? Comment ? C’est un whodunit qui ne renouvellera pas le genre et ne propose pas forcément grand chose de très original sur certains points mais qui maîtrise suffisamment son histoire pour ne pas partir en cacahuète. Blake Lively reste le vrai attrait de ce film et il faut bien avouer que son arrivée dans le film, sous la pluie, vêtue de noir, est réussie. Elle impose tout de suite le silence et laisse alors la caméra fait le boulot. Enfin, la bande son frenchie du film, d’Orelsan « Différent » pour le générique de fin à « Initial BB », L’ombre d’Emily aime tout ce qui est décalé et compte bien à chaque fois le démontrer tout au long du film. J’ai passé un bon moment et malgré certains défauts, ce polar à tiroirs, aux dialogues bien pensés, parvient à les faire oublier rapidement.

Note : 6/10. En bref, un divertissement efficace malgré des défauts et notamment les rebondissements légèrement prévisibles.

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