Critiques Séries : The Romanoffs. Saison 1. Episode 1.

Critiques Séries : The Romanoffs. Saison 1. Episode 1.

The Romanoffs // Saison 1. Episode 1. The Violet Hour.


On n’avait pas vu Matthew Weiner à la télévision depuis la fin de Mad Men. Le créateur de l’une des meilleures séries de ces vingt dernières années, tente de nous raconter d’autres histoires cette fois-ci avec The Romanoffs. Sauf que The Romanoffs c’est un peu comme une choucroute sans choux. Ce qui faisait l’intérêt de Mad Men, la précédente création du créateur, était justement la capacité de la série de nous plonger dans son univers de la pub dans les années 60 tout en racontant une histoire de drame familial tout en faisant un état des lieux de l’époque et de ses évolutions socio-politiques. Bien qu’il y ait de bons exemples de ce que Matthew Weiner faisait bien dans sa précédente création, on est ici face à un truc qui manque de cachet et qui ne semble pas être suffisamment bien développé pour mérité le coup d’oeil. C’est frustrant car j’avais réellement l’envie d’aimer ce que je vois ici, sauf que c’est plus ou moins tout l’inverse qui se passe. Les personnages ont alors un peu de mal à exister dans ce premier épisode, alors que c’est justement une série d’anthologie et que les personnages sont ce qu’il y a de plus important. Globalement, le premier épisode est essentiellement un conte de fée : une histoire de Cendrillon amusée, qui reflète la culture d’une époque, mais qui ne semble jamais vraiment creuser quoi que ce soit.

A chaque épisode, une histoire centrée sur une personne persuadée être une descendante de la célèbre famille royale russe.

Si voir Aaron Eckhart et Marthe Keller à l’écran ensemble est sympathique, ce n’est pas aussi efficace que prévu non plus car les dialogues ne sont pas aussi bons que prévu. Le seul talent de Greg semble d’être celui de convaincre les jeunes femmes, de vingt ans plus jeune, de tomber amoureux de lui. Mais même s’il y a une sympathie qui se dégage de l’ensemble de ce premier épisode et quelques moments qui viennent rappeler le talent du créateur, je dirais que cela manque d’un petit truc en plus. Peut-être car finalement le scénario ne suit pas toujours et que le casting, aussi talentueux soit-il, ne parvient pas à soulever la série afin de l’embarquer quelque part. Ce premier épisode souffre d’erreurs de débutants alors que Matthew Weiner avait une très bonne idée de départ mais qu’il ne semble pas trop savoir comment faire pour exprimer ce qu’il pense dans un épisode. Les séries d’anthologie ne sont pas les plus facile à construire car il faut savoir conter une aventure en peu de temps mais aussi faire en sorte que l’on revienne. Mais en guise d’entrée en matière, je pense que je rêvais beaucoup mieux que ce truc. C’est dommage, mais je serais là pour les suivants.

Note : 5/10. En bref, un récit décevant emballé dans un papier cadeau noble.

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