Critique Ciné : Millenium - Ce qui ne me tue pas (2018)

Critique Ciné : Millenium - Ce qui ne me tue pas (2018)

Millenium : Ce qui ne me tue pas // De Fede Alvarez. Avec Claire Foy, Sverrir Gudnason et Sylvia Hoeks.


Après le reboot de David Fincher (avec Daniel Craig et Rooney Mara) initié en 2011, qu’il a d’ailleurs bien enterré, c’est la suite de la trilogie qui est adaptée au cinéma. Avec la vision de Fede Alvarez (Evil Dead, Don’t Breath), le film retrouve alors ses racines européennes dans une vision glaciale et terrifiante du monde dans lequel nous vivons. Adapté du roman de David Lagercrantz et toujours basé sur les personnages créés par Stieg Larsson, Millenium : Ce qui ne me tue pas est probablement la bonne façon de raconter cette histoire mettant en scène Lisbeth Salander (et bien entendu le journaliste Mikael Blomkvist ici un peu en retrait, comme dans le livre d’ailleurs). En termes d’adaptation, Millenium : Ce qui ne me tue pas aurait peut-être pu être un peu plus osé par moment, mais globalement l’ensemble tient très bien la route. Fede Alvarez ajuste sa composition afin de transformer Claire Foy en cette icône féministe prête à tout pour l’honneur de la femme. Si certains pourraient par moment critiquer l’histoire, c’est celle du roman donc on ne peut pas vraiment juger Millenium : Ce qui ne me tue pas sans juger aussi le quatrième tome de Millenium qui est probablement le moins dense et passionnant de tous mais peu importe. Fede Alvarez renoue alors avec le scandi-noir sans aller pour autant aussi loin que Fincher dans la façon de mettre en scène la noirceur du roman de départ.

Frans Balder, éminent chercheur suédois en intelligence artificielle fait appel à Lisbeth Salander afin de récupérer un logiciel qu'il a créé et permettant de prendre le contrôle d'armes nucléaires. Mais la NSA ainsi qu'un groupe de terroristes mené par Jan Holster sont également sur la piste du logiciel. Traquée, Lisbeth va faire appel à son ami le journaliste Mikael Blomkvist qu'elle n'a pas vu depuis 3 ans.

Claire Foy est quant à elle l’appui sur lequel se repose une grande partie de cette nouvelle adaptation cinéma. L’actrice est charismatique et électrisante dans sa façon d’interpréter le personnage. Si j’ai toujours aimé Noomi Rapace dans le rôle, je dois avouer que Claire Foy est tout aussi brillante. Si par moment Millenium : Ce qui ne me tue pas prend des libertés avec le roman de départ (et que c’est probablement là aussi que le film s’égare), il n’en reste pas moins un polar noir assez sympathique à suivre, un divertissement avec suffisamment de rebondissements (prévisibles) pour que le spectateur reste suffisamment collé au fond de son siège. Pour quelqu’un comme moi qui a lu les romans, je dois avouer que je ne suis pas toujours heureux de voir la vision américaine des choses. Passer derrière Noomi Rapace n’est pas forcément facile, mais l’ensemble reste assez efficace et l’on renoue suffisamment avec la vision européenne de la chose pour que l’on retrouve nos marques. Notamment dans ce Stockholm assez morne et froid qui donne tout son cachet au film. Alors que le nouvel auteur compte écrire deux suites à ce roman, je ne sais pas si Fede Alvarez compte les adapter mais pourquoi pas, à condition de garder le même casting.

Note : 6/10. En bref, une nouvelle adaptation de la saga Millenium, plus ou moins réussie, selon les points de vue.

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