Critiques Séries : Ad Vitam. Saison 1. Episodes 1 et 2 (France)

Critiques Séries : Ad Vitam. Saison 1. Episodes 1 et 2 (France)

Ad Vitam // Saison 1. Episodes 1 et 2.


Ad Vitam est une série de SF française. Oui, Arte veut nous prouver que la France peut aussi produire des séries de science fiction et elle a bien raison. Ce n’est pas la première qu’ils produisent mais le produit final qu’est Ad Vitam n’est pas forcément celui que j’attendais non plus. Créée par Sébastien Mounier (Weekend chez les Toquées, Trepalium) et Thomas Cailley (Les Combattants), la série nous plonge dans un univers pourtant fascinant qu’est celui de la question de la vie éternelle. Le souci que j’ai eu durant ces deux premiers épisodes de Ad Vitam c’est que la série est pompeuse. Elle veut nous faire croire qu’elle sait plein de choses alors qu’en réalité, on se rend compte que l’on passe plus de temps à écumer des discussions en tous genres, pas toujours passionnantes pour espérer trouver là dedans un brin d’intrigue réellement captivant. La série a pourtant une photographie assez réussie, et la mise en scène de Thomas Cailley (réalisateur de Les Combattants) joue forcément. Mais l’écriture est bien trop fainéante pour réellement construire un récit aussi efficace que le point de départ ne le laissait espérer. La série brosse aussi toutes les critiques que l’on peut faire sur l’allongement de la durée de vie (le suicide des jeunes, le fait que la majorité passe à 30 ans, l’incapacité pour certains d’accéder à cet allongement de la durée de vie créant des inégalités, etc.). On assiste par moment à une énumération de choses et d’autres, de références notamment biblique qui n’apportent elles aussi jamais grand chose à la profondeur du récit.

Alors qu’on pense avoir vaincu la mort, sont découverts les corps de sept suicidés, tous mineurs. Dérive sectaire, acte politique, cri d’alarme d’une jeunesse sans repères ? Darius, flic de 120 ans, mène l’enquête avec Christa, jeune fille révoltée et rebelle.

La série veut alors se construire une philosophie autour de personnages souvent mornes malgré l’intérêt que l’on peut trouver en chacun d’eux. Les histoires policières autour de ces suicides collectifs n’est pas forcément l’intrigue la plus mauvaise qu’il soit d’autant plus qu’elle donne forcément envie d’en découvrir plus sur celui qui a initié cette histoire sauf que Ad Vitam est connue de fil blanc dans ces deux premiers épisodes et les grosses ficelles narratives dans une série de SF, cela n’a jamais été ma tasse de thé. Je préfère les questions philosophiques traitées de façon assez soignées comme des séries ont déjà pu le faire (Doctor Who, Star Trek, etc.). Ici, la France ajoute sa vision des choses, qui prend alors le virage de bien des films pompeux que l’on a pu produire dans l’Hexagone sans chercher à réfléchir intelligemment sur les questions que Ad Vitam tente de poser. Tout devient alors référence plutôt que réflexion sur la profondeur des choses et le scénario fout en l’air une idée qui au départ était réellement passionnante. Dans un registre similaire, Netflix a proposé Altered Carbon et je dois avouer que je préfère largement la série de Netflix avec ses défauts que Ad Vitam. J’en garde tout de même un casting solide qui fait de son mieux avec ce qu’il a entre les mains. Notamment Garence Marillier et puis le bougre Yvan Attal, coincé dans un rôle de flic qui lui va comme un gant.

Note : 4/10. En bref, truffée d’idées, Ad Vitam tourne autour du pot et m’ennuie déjà. Pas sûr d’aller plus loin dans cette aventure qui pourtant sur le papier avait l’air passionnante.

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