Critiques Séries : Doctor Who (2005). Saison 11. Episode 7.

Critiques Séries : Doctor Who (2005). Saison 11. Episode 7.

Doctor Who (2005) // Saison 11. Episode 7. Kerblam.


Pete McTighe écrit pour la première fois un épisode de Doctor Who et je dois avouer que cet épisode, qui n’est pas sans rappeler les Cyborg de Steven Moffat mais avec une grosse métaphore critiquant les services de livraison d’Amazon, est une lettre d’amour à l’univers de Doctor Who. Kerblam, la société dans laquelle s’infiltrent le Doctor, Graham, Ryan et Yaz est une sorte de Amazon dans laquelle travaille 90% d’automates et 10% de gens comme vous et moi. L’histoire est touchante d’un côté mais aussi très inspirée de l’autre, reprenant tout ce qui fonctionne dans l’univers de Doctor Who et en ajoutant des éléments différents qui caractérisent encore une fois l’univers de cette nouvelle saison. Grâce à une galerie de personnages variés, l’épisode devient rapidement séduisant et parvient à ne jamais nous ennuyer. De plus, ces automates qui créent un problème au sein de Kerblam sont assez effrayant d’une façon, et cocasse de l’autre. L’histoire devient très rapidement réaliste, comme si Doctor Who voulait transformer son histoire en une sorte d’épisode de Black Mirror, prenant notre peur de la technologie et de ses évolutions comme figure de proue pour une métaphore assez étonnante. De plus, cet épisode utilise très bien Ryan, Graham et Yaz alors que ces derniers ont déjà voyagé pas mal de fois ensemble depuis le début de la saison.

Tout cela permet de créer une dynamique originale qui casse un peu de ce que l’on a pu voir dans les saisons précédentes avec les compagnons du Doctor. L’épisode est aussi intelligent dans sa façon d’être construit. En effet, des épisodes comme celui-ci sont construits toujours de la même façon depuis des années mais Doctor Who a décidé cette fois-ci de casser un peu le déroulement afin de se jouer du téléspectateur et donc nous surprendre. L’épisode décide de faire de Charlie le vrai vilain de cette histoire et pas vraiment ce que l’on aurait pu attendre de la part d’un épisode de Doctor Who au départ. Cette révélation m’a laissé surpris car je dois avouer que la construction de l’épisode donnait justement l’impression que la révélation allait être un brin prévisible et que tout allait se jouer sur les personnages et la façon dont ces derniers vont résoudre le problème. L’épisode est alors bourré de twists en tout genre et casse un peu la mécanique de Doctor Who, tout en restant fidèle à l’univers que l’on connait depuis des années maintenant. En se jouant du téléspectateur, Pete McTighe créé ici un épisode intelligent et fascinant sur bien des plans même si au fond, j’aurais presque préféré que la métaphore voulue soit un peu plus développée mais le manque de temps est clairement présent et se fait ressentir.

Note : 9/10. En bref, cet épisode aurait probablement mérité d’être un double épisode, tant il y a de choses intelligentes qui sont faites. Mais peu importe, je ne vais pas bouder mon plaisir.

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