This is Us (Saison 3, épisodes 6 à 9) : aimer jusqu'au bout du monde

This is Us (Saison 3, épisodes 6 à 9) : aimer jusqu'au bout du monde

Cette année, This is Us n’est plus la série efficace qu’elle a été durant ses deux premières saisons mais elle a des idées. Comme donner de la place à Jack et son passé au Vietnam lors de la guerre. Si je dois avouer que je retiens plus de ces épisodes le twist final proposé, il y a tout de même de bons éléments. Mais This is Us a perdu cette capacité à créer des intrigues étincelantes et touchantes qu’elle a eu pendant deux ans et c’est bel et bien le problème que cette saison a bien du mal à changer. Prenons l’exemple de la campagne politique de Randall. Tout cela est assez étrangement mis en valeur par le scénario. Et l’épisode « Kamsahamnida » est un symbole parfait des problèmes de cette saison. Non pas que l’épisode est mauvais, juste que les histoires de Randall commencent à prendre un peu trop de place et à grignoter ce qui fait tout l’intérêt de cette série à mes yeux. L’épisode suit une structure que la série utilise depuis le début sauf que finalement, cela commence à devenir redondant et les thématiques explorées ne sont pas toujours aussi passionnantes qu’elles ne pouvaient l’être auparavant. Les années primaire des trois héros de la série ne sont pas toujours intéressantes et la série perd alors de son intérêt car elle semble répéter des trucs que l’on semble déjà savoir.

En effet, cet épisode ne nous révèle rien de nouveau sur les personnages. Si passer du temps avec tout ces gens me fait toujours plaisir, je n’ai plus l’envie de retrouver ces personnages chaque semaine comme cela a pu être le cas jusqu’à la fin de la saison 2. Cet épisode est alors un peu une sorte d’épisode de remplissage et qui dépend de notre envie ou non d’être indulgent. Mais quand les scénaristes n’ont rien à raconter et qu’ils tentent de nous faire patienter jusqu’au « fall finale » pour avoir un truc enfin intéressant à dire, alors je trouve dommage car ce n’est pas comme si This is Us n’avait pas déjà fait ce genre de choses. C’est un peu comme manger un plat que l’on aime bien mais sans retrouver le plaisir que l’on a eu des années à le manger. Le thème central de l’épisode est sur la façon dont les couples communiquent les uns avec les autres en temps de stress émotionnel. Si l’idée correspond pile poil à ce que l’on peut attendre de This is Us encore une fois, il y a un problème d’originalité là aussi. Sans parler de l’intrigue de Randall qui ruine là aussi l’appréciation de cet épisode qui au fond est mignon mais rien de plus. C’est là que « Sometimes » m’a rassuré sur la direction prise par cette saison.

Peut-être car cet épisode est le premier que j’aime réellement de cette saison (en dehors des aventures de Jack en pleine guerre du Vietnam qui lui est l’un des meilleurs épisodes de la série). Sauf que cet épisode se repose là aussi sur la guerre du Vietnam comme si This is Us avait besoin encore de cela pour donner au téléspectateur quelque chose de touchant à nous conter. Mais cet épisode réussi car il ne joue pas les cartes stéréotypées de la série : notamment celle de la série familiale qui veut faire pleurer dans les chaumières. Ici les sentiments sont touchants mais c’est un épisode qui partage quelque chose avec le téléspectateur et qui ne reste pas enfermé. Cet épisode est aussi un peu celui de trois aventures, de trois road-trips : le voyage de Jack, le road trip de Jack et Rebecca de Pittsburgh à L.A. dans les années 70 et le voyage de Kevin et Zoe… au Vietnam. La confrontation du Vietnam en temps de guerre et celui de nos jours est intéressant et permet de faire pour Kevin et Zoe une sorte de chemin de croix sur les pas du père de Kevin. J’aime ce genre de choses car elles symbolisent parfaitement tout ce qui fonctionne dans This is Us.

Et This is Us en a besoin. Même si la série a tendance à parfois sur-expliquer les choses dans ses dialogues, elle démontre ici des capacités légèrement différentes et nous propose alors des trucs sympathiques. Jack de son côté continue d’être mon personnage préféré de la série et ses aventures sont touchantes. Elles apportent un vrai plus à la série et c’est tout ce que j’attends de la part de la série maintenant. Surtout quand on voit le côté très chaotique du début de la saison, il va falloir ramer pour me donner envie de tomber amoureux à nouveau des personnages ici. Mais même sans la guerre du Vietnam ici, la série est capable de proposer d’autres choses avec « Six Thanksgivings » (3.08). Les épisodes centrés sur des fêtes (ici Thanksgiving) sont toujours des moments où les séries familiales peuvent mettre tout ce qu’elles veulent dedans et réussir à délivrer un truc touchant et léger à la fois. Cet épisode décide de nous plonger dans l’histoire de non pas un Thanksgiving mais bel et bien SIX. Si encore une fois je trouve que This is Us donne trop d’importance à Randall, la série tente ici malgré tout d’équilibrer les choses plus équitablement.

C’est alors que cet épisode est mignon comme tout avec cette chaleur familiale naturelle que l’on parvient à retrouver. C’est un truc qui m’a manqué mais que la série semble retrouver. Mais il y a un autre truc : la série continue l’intrigue sur la guerre du Vietnam au travers de Jack dans cet épisode et cette intrigue est encore une fois une charge émotionnelle que j’aime dans This is Us. La thématique de la semaine ici dans cette partie de l’épisode est comment la mécanique de la guerre (et surtout de cette guerre) est en train d’éroder la confiance que les uns peuvent avoir en les autres. Avec « The Beginning is the end is the Beginning », This is Us conclut cette première partie de la saison de la meilleure façon qu’il soit : avec un twist. Pour autant, l’épisode laisse la série plonger à nouveau dans les travers les moins reluisants de cette saison. Et c’est dommage. J’avais l’impression que finalement les choses allaient pour le mieux mais non, This is Us a encore des problèmes graves dans sa narration à régler et cet épisode symbolise (comme le 3.06) parfaitement ce qui manque encore à la saison pour trouver son équilibre.

Cet épisode ne nous donne cependant aucune indication sur qui est la Mystery Village Woman mais nous révèle que la future Beth est une enseignante de ballet. Mais ce n’est pas tout, car les dernières minutes de l’épisode décident de nous révéler pas mal de choses qui vont changer le cours de la série. La mystérieuse « elle » du flash-forward se trouve être Rebecca (une réponse assez logique au mystère), Kate et Toby ont un fils (qui va sûrement être appelé Jack) et nous révèle que Nicky n’est pas mort au Vietnam. Peut-être est-il encore en vie et a mis en scène sa mort… C’est une question qui mérite d’être creusée mais qui ne risque pas encore d’avoir de réponse de si temps avant le printemps. Finalement, cet épisode propose pas mal de choses même s’il faut s’accrocher jusqu’aux dernières minutes pour réellement trouver quelque chose qui donne l’impression que la série est de nouveau sur les bons rails.

Note : 6/10. En bref, la série se rattrape comme elle peut avec deux très bons épisodes. Mais s’égare aussi rapidement dans le premier et le dernier de la salve dont je vous parle…

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