Critiques Séries : I Am the Night. Saison 1. Pilot.

Critiques Séries : I Am the Night. Saison 1. Pilot.

I Am the Night // Saison 1. Episode 1. Pilot.


I Am the Night est la dernière mini-série en date de TNT et adapte l’autobiographie de Fauna Hodel, qui se trouve également être l’héroïne de cette série. C’est à Sam Sheridan (SEAL Team) que l’on doit l’écriture de cette petite série, Cependant, I Am the Night est clairement une série qui saura satisfaire les fans de polar noir des années 30 se déroulant à Los Angeles, en plus des fans de Chris Pine. Cela tombe bien, j’aime les deux. Mais I Am the Night est aussi truffée de défauts qui empêchent finalement d’être totalement immergés dans cet univers pourtant fascinant. Mais Chris Pine semble s’éclater dans le rôle alors on peut facilement se laisser prendre au jeu de ce que la mini-série nous raconte. Sous les traits de ce reporter accro à la drogue et un aimant les histoires un peu étranges, il excelle. C’est un anti-héros de polar noir assez classique, où le scénario nous ressort tous les clichés du genre sans réellement imaginer que l’on ait déjà pu voir des oeuvres similaires. En rapportant l’histoire au Dahlia Noir, on ne peut oublier le film de Brian de Palma portant le même nom et la mise en scène de Patty Jenkins (Wonder Woman) ici manque peut-être un peu de ce qui a inspiré De Palma au départ. Mais le tout est mis en scène de façon soigneuse, respectant scrupuleusement des codes pré-établis qui ne changent encore une fois pas de ce que l’on a déjà vu précédemment du genre.

Abandonnée à la naissance dans les toilettes d'un casino du Nevada en 1929, Fauna Hodel enquête aujourd'hui sur les secrets de son passé. La jeune femme va remonter la piste du gynécologue George Hodel, un homme lié à l'affaire célèbre du Dahlia Noir.

I Am the Night est donc une mini-série confortable, qui a de bonnes idées mais n’a pas l’enrobage original que l’on pourrait attendre. Dans ce premier épisode, la série mélange tout un tas de choses et passe le plus clair de son temps à nous introduire les personnages et surtout John Singletary, notre reporter anti-héros. Sauf que l’on comprend rapidement qui est ce personnage et que la série passe trop de temps sur l’exposition plutôt que d’entrer réellement dans le vif du sujet. Clairement, l’écriture de cette série est pour le moment sa plus grande faiblesse et n’engage pas vraiment le téléspectateur dans des épisodes suivants qui ont pourtant le pouvoir de reverser les choses si des efforts sont faits. Les dialogues sont assez mornes, les personnages laborieusement mis en place et Sheridan, Jenkins et Pike semblent finalement plus intéressés par le personnage de Singletary, un personnage fictif introduit dans l’histoire de Fauna Hodel, plutôt que Fauna elle-même (qui reste tout de même l’héroïne de sa propre histoire). Pour autant, l’épisode présente quelques qualités, notamment celle d’être un joli produit, bien incarné, mais il va falloir prendre les mains dans le cambouis pour nous propose autre chose que cette resucée de choses déjà vues.

Note : 5/10. En bref, pas une prouesse mais cela a du potentiel. On est tout de même loin de ce qui pourrait s'en rapprocher le plus à mes yeux, aka Magic City (Starz).

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