Critique Ciné : Serenity (2019)

Critique Ciné : Serenity (2019)

Serenity // De Steven Knight. Avec Matthew McConaughey et Anne Hathaway.


Bon, faut-il parler du twist de Serenity ou pas ? Car c’est tout de même l’un des twists les plus étranges que j’ai pu voir. Ecrit et réalisé par Steven Knight (Peaky Blinders, Taboo), tout commence comme un thriller facile que l’on pourrait avoir envie de regarder un dimanche après-midi pluvieux. Alors que le producteur du film a abandonné toute campagne publicitaire au sujet du film, sûrement à cause des tests peu avantageux réalisés auprès du public, Serenity sera probablement enterré comme un moins que rien. Et sincèrement ? Ce n’est pas plus mal. C’est tout de même un film qui choisit de construire une histoire absurde autour de personnages un peu ridicules et mal développés. La seule raison d’être de Serenity est clairement son twist final auquel je ne m’attendais pas du tout. S’il y a bien quelque chose que le film réussi, c’est bel et bien sa révélation finale. Mais au delà de ça, le déroulé est assez mécanique, sans grandes surprises où l’on passe notre temps entre la relation compliquée de Anne Hathaway avec son ex mari et son nouveau « beau », ou encore Matthew McConaughey sur son bateau avec une grande passion pour la pêche. En même temps, sur une île reculée où il n’y a rien d’autre à faire à partir boire, pêcher et se dorer la pilule au soleil, il peu d’action est nécessaire.

Capitaine d'un bateau de pêche, Baker Dill est recontacté par son ex-femme qui lui demande de la sauver elle et son fils de son nouveau mari, un homme violent. Elle le supplie de proposer à son mari une excursion en mer au cours de laquelle Dill le livrerait aux requins infestant l'enclave tropicale de Plymouth...

Ce que je trouve tout de même étonnant c’est de retrouver autant de gens connus dans ce film qui semble avoir été produit pour des acteurs et actrices has-been. Mais le duo principal ne l’est pas. Et n’est pas Nicolas Cage ou Bruce Willis qui veut non plus. La série nous plonge rapidement dans le passé des personnages et l’histoire que Serenity compte développer durant près d’une heure quarante de film. C’est souvent long et ennuyeux, alors que la seule chose que l’on attend c’est de voir Jason Clarke être bouffé par un requin. Jusque là tout va bien. Sauf que même le côté gore qui aurait pu être amusant, Serenity ne nous l’offre jamais. Steven Knight connait le genre « noir » et c’est ce qu’il tente d’adapter ici, mais dans une ambiance plus tropicale. Mais même si j’aime bien ce scénariste et qu’il tente d’apporter un truc ici, c’est à dire son propre style, il manque de perspicacité afin de réellement créer un univers original. Serenity a le désavantage de ne jamais plonger dans la terreur que l’on nous avait promis avec le pitch de départ ce qui rend forcément le tout décevant et souvent ennuyeux. Si les longues discussions sur un bateau autour d’une Corona vous plaisent, alors tant mieux vous avez ici votre film de dimanche après-midi. Mais moi, j’ai passé un moment que je regrette. Dommage.

Note : 2/10. En bref, malgré un solide casting et un twist final inattendu, Serenity manque à tous ses devoirs.

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