Critiques Séries : Boomerang (2019). Saison 1. Pilot.

Critiques Séries : Boomerang (2019). Saison 1. Pilot.

Boomerang // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Le film sexiste de 1992 avec Eddie Murphy a droit à un coup de jeune mais cette fois-ci c’est en série pour BET, la chaîne afro-américaine. Créée par Lena Waithe (The Chi, Dead White People), la série s’avère finalement plus moderne et plus intelligente que le film d’origine. Boomerang se décide donc ici de contempler la vie à sa façon, mais aussi le boulot et l’amour dans la vie des millennials afro-américains. Le matériel d’origine, une rom-com qui fût probablement l’un des derniers grands succèsd’Eddie Murphy au cinéma, était bancal et surtout légèrement sexiste. Boomerang décide ici de changer un peu la donne et surtout d’offrir un regard différent sur le monde, plus ouvert et plus moderne. Lena Waithe ne fait pas de grands changements dans la trame du film pour son adaptation en série, seulement dans le propos qui s’accorde plus avec notre époque. Il y a même un petit truc assez amusant sur l’évolution des choses quand une publicité est critiquée de vieillotte dans ce premier épisode. Boomerang est aussi ici la suite du film alors que Simone, l’héroïne, est la fille de Marcus et Angela et Bryson (incarné par Tequan Richamond) est le fils de Jacqueline. Jusque là, rien de neuf mais malgré tout je regrette qu’aucun des acteurs du film n’apparaissent dans la série.

Suite du film Boomerang (1992) avec Eddie Murphy, la série est centrée sur Bryson, le fils de Jacqueline Boyer, et Simone, la fille de Marcus et Angela Graham, alors qu'ils tentent de construire leur propre avenir en s'efforçant de sortir de l'ombre de leurs parents.

Mais Boomerang s’efforce aussi de sortir un peu du film qui a inspiré la série afin de créer une observation plus intelligente des millennials afro-américains de nos jours dans leur tentative de se séparer de la génération qui les a précédé afin de créer leur propre identité. L’ouverture de l’épisode est justement symbolique et permet de contempler la génération précédente (celle du film) avec la nouvelle qui constitue les héros de la série. L’approche ici est donc différente de tout ce que l’on a pu voir dans le registre et notamment la comédie de CBS avec Sarah Michelle Gellar et Robin Williams : The Crazy Ones. On pourrait comparer les deux séries mais Boomerang est finalement différente dans sa façon d’aborder les sujets qu’ils soient de la famille ou bien des relations amoureuses et professionnelles de chacun des personnages. Pour le moment, Boomerang laisse ici quelque chose qui donne envie de creuser au delà du premier épisode. Dans sa façon de voir les choses, elle tente de parler de la réalité actuelle, d’une génération qui commence à devenir de plus en plus tendance (Good Trouble sur Freeform dépeint aussi des personnages appartenant à cette génération). Reste à voir si Boomerang se rapprochera du film de temps en temps ou bien si ce premier épisode laisse des pistes pour que justement elle s’écarte petit à petit pour proposer sa propre sauce.

Note : 5.5/10. En bref, un premier épisode encourageant.

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