Critiques Séries : Kepler(s). Saison 1. Episodes 1 et 2 (France)

Critiques Séries : Kepler(s). Saison 1. Episodes 1 et 2 (France)

Kepler(s) // Saison 1. Episodes 1 et 2.


Nouvelle série policière de France 2, Kepler(s) permet de rapprocher les séries des régions de France. Cette fois-ci nous sommes à Calais où un meurtre a été commis sur le terrain de l’ancienne jungle. Créée par Yoann Legave (Contact) et Jean-Yves Arnaud (No face, Contact), cette série nous plonge donc dans un univers très polar qui sied bien au duo composé de Marc Lavoine et Sofia Essaidi. Disons que Kepler(s) change un peu des séries policières que l’on peut voir en France et se rapproche du style visuel qu’aborde actuellement les nouveaux thrillers scandinaves. La série se repose essentiellement sur son histoire de départ qui n’est pas sans rappeler un brin Broadchurch avec des personnalités différentes et des personnages mystérieux. Mais s’ajoute à cela une bonne dose de réalisme imposé par le rapprochement que Kepler(s) fait avec l’actualité : la jungle de Calais démantelée est un terrain de jeu parfait pour des aventures macabres. Bien plus palpitant que l’adaptation des Rivières Pourpres récemment diffusée par France 2, Kepler(s) noie alors ses personnages dans différents mystérieux aussi bien autour du meurtre de cette jeune fille blanche, que dans la tête de Kepler.

Suite à une opération de police qui a mal tourné, Samuel Kepler, un flic à la santé mentale chancelante, est mis au vert au commissariat de Calais où il tente de se reconstruire avec sa femme Anne et leur fille Marion.
Affecté à un simple travail de bureau, Kepler pense tenir ses démons à distance. Mais une mort va tout bouleverser. Le corps d'une jeune fille blanche est retrouvé sur le terrain de l’ancienne jungle de Calais... celui de Lucie Martel, une lycéenne qui lui rappelle sa propre fille. Poussé par sa hiérarchie, Kepler va devoir faire ce qu'il craignait le plus : enquêter à nouveau et retourner sur le terrain, au milieu de la souffrance des migrants.

Si le parti pris de mise en scène de montrer ce qui se passe dans la tête torturée du héros est parfois un peu ennuyeux et/ou inutile, Kepler(s) soutient malgré tout le reste de son histoire avec tout un tas de bonnes surprises. Ce n’est pas facile de dépeindre la dissociation de personnalités et je pense que c’est la plus grande faiblesse de la série pour le moment. Car globalement, ces deux séries savent accrocher grâce à une ambiance qui glace le sang, dans cette atmosphère âpre voulue par la réalisation qui se rapproche justement de nos voisins européens plus que des séries françaises que l’on a pour habitude de voir. L’ambiance pesante autour de la jungle de Calais permet aussi de mettre en scène ce lieu qui a été pendant des années occupé par des migrants qui voulaient rejoindre le Royaume Uni. Marc Lavoine et Sofia Essaidi forment quant à eux un duo complémentaire où chacun des deux apporte un petit truc qui rend finalement la série attachante et proche des téléspectateurs. Je ne sais pas à quoi on peut s’attendre pour la suite mais j’ai bien envie de le découvrir.

Note : 6.5/10. En bref, deux épisodes réussis.

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