Critiques Séries : Miracle Workers. Saison 1. Pilot & Episode 2.

Critiques Séries : Miracle Workers. Saison 1. Pilot & Episode 2.

Miracle Workers // Saison 1. Episodes 1 et 2. 2 Weeks (Pilot) / 13 Days.


Ce que cela peut faire plaisir de retrouver Steve Buscemi mais également Daniel Radcliffe, ici dans la dernière comédie de TBS. L’histoire de Miracle Workers est tout de même farfelue mais c’est justement ce qui lui donne cette originalité amusante qui finalement nous permet de rapidement s’attacher à l’univers que l’on nous dépeint. Créée par Simon Rich (Vice-Versa, Man Seeking Woman), on retrouve l’univers déjanté du créateur ici du début à la fin de ces deux premiers épisodes. Grâce à un ton légèrement acerbe, mais avec une profonde empathie, la série nous sert finalement un genre connu (que l’on pourrait penser désuet et/ou éculé) : celui de la comédie de bureau. Mais c’est drôle et ce n’est pas sans rappeler par moment l’autre comédie du créateur, Man Seeking Woman. Car l’on parle aussi ici d’une histoire d’amour, celle de Laura et Sam, qui n’est pas simple. Le seul vrai problème de Miracle Workers est peut-être qu’il manque de l’humour supplémentaire. Il n’y a pas vraiment de gags qui fonctionnent comme de bonnes blagues, et c’est justement là le problème à mon goût. Cela commence donc un peu comme un pot pourri de tout un tas d’ingrédients qui trouvent un peu de salut dans le second épisode, mieux orchestré que le premier.

Craig, un ange du bas de l'échelle, est chargé de réceptionner toutes les prières de l'humanité, pour laisser à Dieu le temps de s'adonner à ses loisirs. Pour éviter la destruction de la Terre, il va devoir - aidé de sa collègue Eliza - accomplir son plus grand miracle en rapprochant deux humains, Laura et Sam.

Les idées sont intéressantes mais le développement que Miracle Workers tente de faire dans le premier épisode manque d’inspiration et c’est probablement ce qu’il y a de plus décevant là dedans. Le second épisode, plus efficace, tente alors de prouver qu’au fond la série n’a pas dit son dernier mot et qu’elle compte bien nous surprendre d’une manière ou d’une autre (ce qui est plutôt rassurant pour plein de raisons évidentes). Du coup, même si tout n’est pas encore addictif, Miracle Workers a un certain potentiel dans sa construction pour nous donner envie de faire quelque chose. Ce n’est pas sans rappeler par moment un peu d’autres comédies de bureau un peu perchées, même si ces derniers n’avaient pas du tout en même le même sujet à exploiter. Steve Buscemi est alors de son côté un peu au second plan par moment, ce qui à mon sens est un défaut. Ce dernier est très talentueux et le démontre à chacune de ses apparitions dans ces deux épisodes. Finalement, Miracle Workers est une agréable surprise sur pas mal de points et fonctionne globalement très bien (ce à quoi je ne m’attendais pas forcément). Le sujet de départ est casse gueule mais le créateur s’en sort relativement bien pour le moment pour élever le matériel d’origine dès le second épisode.

Note : 6.5/10. En bref, encourageant.

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