Dirty John (Saison 1, épisodes 5 à 8) : brûler le torchon du couple

Dirty John (Saison 1, épisodes 5 à 8) : brûler le torchon du couple

Avec son apparition sur Netflix, j’ai décidé de terminer la première saison de Dirty John car même si je l’avais laissé de côté, me trottait dans la tête de savoir comment cette histoire (inspirée d’une histoire vraie) pouvait s’achever. Si par moment la série n’est pas sans rappeler You sur le côté thriller psychologique, la série n’est pas totalement réussie pour autant non plus. Mon amour pour Connie Britton (qui a quitté à regret pour moi 9-1-1) m’a donné envie de me plonger dans ce qui reste de cette aventure, pourtant assez correcte sur bien des aspects. Notamment car la trame de départ était plutôt solide et que patatra, les scénaristes se sont pris les pieds dans le tapis. L’histoire originale reste cependant intéressante mais sa conclusion parfois un brin alambiquée pour si peu de choses. La psychologie des personnages est creusée mais pas suffisamment à mon goût, ce qui ne permet pas toujours de s’attacher à l’histoire qui nous est contée. La faute à un scénario pas toujours très finaud qui préfère prendre les grandes portes plutôt que de chercher à nous surprendre réellement. Les twists sont assez bons et le déroulé sympathique mais la seconde partie de la saison pâtie par moment de quelques longueurs désolantes qui n’engagent pas toujours le téléspectateur dans la bonne phase.

Fort heureusement, Dirty John est grandement soutenue par son casting. Connie Britton est parfaite dans sa façon de jouer le double jeu de la femme qui sait et de la femme qui sait pas. Bien que la seconde partie de la saison donne un peu plus de place à la quête de chacun (d’un côté la vengeance de John et de l’autre la femme qui veut s’en sortir), il y a de quoi se faire plaisir tout de même avec suffisamment de rebondissements pour tenir en haleine le téléspectateur jusqu’au bout. Preuve en est, j’ai enchaîné tous les épisodes de la seconde partie de la saison sans trop réfléchir. Eric Bana en psychopathe est assez flippant pour bien des raisons, ce qui rend son rôle d’autant plus pertinent et efficace. Je ne m’attendais pas forcément à cela de lui avec sa tête d’acteur de téléfilm du dimanche après-midi, mais il est suffisamment crédible ici pour rendre le spectacle efficace. C’est en soi tout ce que je peux attendre de la part d’une série comme Dirty John, si ce n’est plus. L’avantage également ici est le fait que la saison est construite de façon à ce qu’il y ait un début et une vraie fin, ce qui n’engage pas le téléspectateur à aller chercher des réponses si jamais la série n’est pas renouvelée. Je ne connais toujours pas le podcast qui a inspiré Dirty John mais je pense me pencher très prochainement sur le sujet car la série a égayé ma curiosité.  

Note : 6/10. En bref, fin à la fois efficace et parfois tordue qui manque de rythme sur certaines parties.

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