Critique Ciné : Escape Game (2019)

Critique Ciné : Escape Game (2019)

Escape Game // De Adam Robitel. Avec Taylor Russell McKenzie, Logan Miller et Deborah Ann Woll.


La mode des Escape Game donnent des idées aux créateurs de films d’horreur et le dernier né est donc son nom éponyme : Escape Game. C’est sobre et efficace comme nom marketing et le film en lui même, bien que grandement inspiré des mécaniques de Cube et Saw, propose tout de même pas mal de bonnes surprises. C’est Adam Robitel (Insidious : la dernière clé) qui se retrouve donc à la tête de ce qui pourrait devenir une toute nouvelle franchise (le second volet est en préparation pour une sortie en 2020). A la fois film d’horreur psychologique et film d’horreur gore, Escape Game s’amuse avec ses personnages et parvient à créer une tension palpable qui rend le tout assez addictif. Il y a un public voyeur comme moi qui aime voir des films d’horreur où des gens doivent résoudre des énigmes afin de s’en sortir et ne pas mourir dans d’atroces souffrances. C’est d’ailleurs pour cela que je suis un grand adepte de la franchise Saw, qui était en partie elle aussi inspirée par Cube si l’on suit le principe de l’énigme pour ne pas mourir. C’est donc avec des personnages aux passés caricaturaux que l’on se retrouve, mais aussi des explications qui nous permettent petit à petit de comprendre (ce que l’on a compris au début si l’on est suffisamment intelligent quant à la mécanique d’un tel film).

Six personnes se retrouvent dans une situation incontrôlable ou seule leur intelligence leur permettra de survivre.

Escape Game ne perd donc pas de temps pour présenter tout le monde dès le départ et préfère distiller des éléments tout au long du film, ce qui permet d’avoir un rendu rythmé sans temps morts qui accélère le sentiment d’oppression plus le temps passe. Certaines pièces sont moins inventives que d’autres (la seconde dans le froid n’est pas la meilleure, ni même le « kiffe sous LSD » en guise d’avant dernière salle) mais Escape Game a des idées et nous offre alors un divertissement fun avec des caractères différents et suffisamment originaux pour apporter un petit plus. Notamment le cas de cette jeune fille surdouée qui va pouvoir trouver une façon d’être plus intelligente que ceux de chez Minos. Adam Robitel se rapproche ici un peu plus de la mise en scène de son premier long métrage que l’insipide Insidious : la dernière clé qui pour le coup était une vraie perte de temps (malgré là aussi quelques efforts horrifiques). Dans Escape Game c’est la psychologie des personnages qui prime et elle est exploitée de façon intelligente, sans trop de difficultés ce qui est plutôt rassurant dans son ensemble. J’ai maintenant hâte de voir la suite pleine de promesses faites grâce à un joli cliffangher de fin.

Note : 6/10. En bref, de l’horreur psychologique et gore inspirée d’autres mais plutôt réussie.

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