Critique Ciné : The Inventor, Out for Blood in Silicon Valley (2019, HBO)

Critique Ciné : The Inventor, Out for Blood in Silicon Valley (2019, HBO)

The Inventor : Out for Blood in Silicon Valley // Documentaire de Alex Gibney. Avec Errol Morris et Elizabeth Holmes.


HBO est très en forme en ce moment et agressive dans le monde des documentaires. Après Leaving Neverland, la série nous propose ici un documentaire à charge sur Theranos et surtout sa fondatrice Elizabeth Holmes. Le documentaire compare Holmes à Edison qui a fait croire pendant des années qu’il avait le truc sans l’avoir, pendant qu’il cherchait réellement une solution. Sauf que dans le cas de l’Edison (le nom de la machine de Theranos), la machine n’a jamais fonctionné et une fraude toute autour de celle-ci s’est rapidement mise en place. Alex Gibney (Sinatra All or Nothing at All, Steve Job: The Man in the Machine) est un réalisateur de documentaire chevronné qui décide de nous conter une histoire dont je n’avais jamais entendu parler mais qui a fait grand bruit aux Etats-Unis. Cependant, je trouve presque frustrant que ce documentaire ne nous plonge pas plus dans l’histoire fascinante de Holmes et du scandale Theranos. Pour m’être informé sur le sujet après avoir vu le documentaire, je dirais que The Inventor est un peu léger sur tout ce qui pouvait être conté. Mais tout de même, ces gros plans sur les yeux de Holmes qui ne clignent jamais, c’est presque un documentaire horrifique que l’on vient nous proposer.

L’histoire de Theranos, une société évaluée à plusieurs milliards de dollars et de sa fondatrice Elizabeth Holmes, la plus jeune femme milliardaire de l’Histoire à s’être fait toute seule et la grande fraude qui a fait couler la société…

Le documentaire propose donc à la place une étude de la déception de ne pas réussir à faire quelque chose dont Elizabeth Holmes a probablement rêvé au départ qu’elle pourrait faire. C’est donc la désillusion qui l’emporte sur l’étude même du scandale (et de ce que cela a pu impliquer réellement par la suite quand tout a été découvert). L’histoire reste triste dans un sens car au début on sent qu’Elizabeth Holmes a envie de réussir, puis plus le temps passe et plus son projet devient flou et l’on sent que quelque chose ne fonctionne pas dans le processus (notamment quand l’un des anciens techniciens raconte que les pièces de la machine n’arrêtaient pas de se briser lors de son fonctionnement, empêchant ainsi d’avoir des résultats probants). Mais The Inventor a tout de même le mérite de nous conter une histoire dont je n’avais pas entendu parler, une sorte de réussite à l’américaine de la Silicon Valley puis la chute, particulièrement dure, de cette femme qui avait tout et qui a tout perdu en un clin d’oeil (bon, la blague est mauvaise). Si un jour une telle machine pouvait réellement voir le jour, alors il est vrai que le monde la médecine pourrait changer mais ce monde n’existe pas encore.

Note : 6/10. En bref, une histoire fascinante.

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