Critiques Séries : The Enemy Within. Saison 1. Episodes 2 et 3.

Critiques Séries : The Enemy Within. Saison 1. Episodes 2 et 3.

The Enemy Within // Saison 1. Episodes 2 et 3. Black Bear / The Ambassador’s Wife.


Avec un premier épisode mécanique mais plutôt efficace, reposant notamment sur la personnalité de Jennifer Carpenter (plutôt convaincante ici), The Enemy Within poursuit son bout de chemin. « Black Bear » s’avère d’ailleurs être un second épisode plutôt efficace en son genre, dans la lignée du premier qui poursuit les intrigues de la saison tout en développant un cas de la semaine rythmé. On retrouve alors un peu la dynamique lancée par The Blacklist (puis Blindspot) et ce n’est pas si étonnant que cela que la série soit diffusée sur NBC. Pour autant, « Black Bear » est un brin plus lent que le premier épisode, mais laisse de la place aux personnages pour respirer et développer leurs propres intrigues ce qui dans un sens est plutôt rassurant. Notamment Erica qui peut nous parler un peu plus de la relation compliquée qu’elle entretient avec sa fille. Sa fille vit très mal la trahison de sa mère, sauf que l’on a découvert dans le premier épisode qu’elle ne l’a pas fait pour son propre compte mais pour protéger sa fille (dont la vie est toujours en danger actuellement). L’organisation terroriste que la série nous présente depuis le premier épisode, sur fond de conspiration gouvernementale est plutôt efficace bien que relativement déjà vu ailleurs (en mieux). Mais en donnant plus de place à la fille d’Erica, la série gagne des points et nous permet alors de s’attacher un peu plus à l’héroïne.

Notamment car Jennifer Carpenter est plutôt convaincante dans le rôle de cette mère esseulée qui rêve de retrouver les bras de sa fille et de lui avouer la vérité mais qui ne peut pas le faire (encore) car le danger plane au dessus de sa tête. Les autres personnages ont aussi par moment droit à une certaine évolution ce qui n’est pas plus mal non plus et rassurant sur le développement à venir de la saison. Reste quelques scènes peu réalistes ou mal fichues comme la scène dans le métro par exemple. Mais la série se rattrape alors sur les moments plus intimistes qu’elle propose, notamment la scène entre Eric sa et sa fille. « The Ambassador’s Wife » laisse alors la série continuer son bout de chemin et ses cas de la semaine plutôt classiques tout en développant un peu plus le reste. Si le début de cet épisode est plutôt solide et lance rapidement les hostilités, je dois avouer que par moment il y a quelques creux de la vue qui m’ont légèrement ennuyés. Ce n’est pas encore suffisamment bien équilibré pour que l’on s’implique totalement dans l’aventure proposée. La scène sur le bateau qui ouvre l’épisode est plus amusante qu’autre chose car tout est relativement prévisible mais le déroulé de l’épisode en lui-même l’est tout autant. On a donc l’impression d’être dans un épisode de NCIS Los Angeles plus que dans l’épisode d’une série « high concept ».

C’est en tout cas comme ça que The Enemy Within semble vouloir se vendre. Elle n’est pas encore non plus aussi solide que Blindspot ou The Blacklist ont pu l’être lors de leurs premières saisons, surtout que la relation avec la fille manque de surprises dans cet épisode et que la révélation finale arrive presque trop tard. J’ai l’impression que c’est le genre de choses qui auraient dû se passer à la fin du second épisode, ce qui aurait pu permettre de faire évoluer les intrigues plus rapidement.

Note : 5/10. En bref, le divertissement reste honorable mais doit muscler encore certaines choses pour devenir aussi efficace qu’il nous a été vendu.

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