Critique Ciné : Shazam! (2019)

Critique Ciné : Shazam! (2019)

Shazam! // De David F. Sandberg. Avec Zachary Levi, Asher Angel et Mark Strong.


Je n’ai jamais vu la série des années 70 (dont le générique sacrément gratiné est à découvrir sur Youtube) mais dans la série « Shazam! », le héros s’appelle Captain Marvel. Mais dans Shazam, il garde le nom de Shazam, peut-être aussi car il avait été difficile d’avoir deux Captain Marvel au cinéma. Et le film joue d’ailleurs plutôt bien la carte de l’humour quant au nom que le héros doit avoir dans le film. Quoi qu’il en soit, au delà de mes découvertes amusantes, je dois avouer que l’ironie aurait été de voir deux Captain Marvel sortir à un mois d’intervalle au cinéma, et avec des histoires complètement différentes. Sauf que suite à un problème judiciaire, DC a décidé de laisser tomber le nom et de le donner à Marvel. Mais dans les années 40, ce super-héros état très populaires (sous le nom Captain Marvel) avant de devenir Shazam par la suite. Cette adaptation était cependant un vrai risque et le scénario n’est pas toujours aussi bon que la bande annonce pouvait le suggérer. Pourtant, l’idée est bonne et le film n’est pas raté mais disons que je m’attendais peut-être à quelque chose de différent. Fort heureusement pour Shazam, il y a Zachary Levi et ce dernier semble s’éclater dans le costume de ce héros farfelu (ce qui pour le coup est une bonne chose). Mais derrière ce film de super-héros décomplexé aux blagues irrévérencieuses se cache par moment un film qui jongle entre kitch et modernisme, sans trop savoir où se poser.

On a tous un super-héros qui sommeille au fond de soi… il faut juste un peu de magie pour le réveiller. Pour Billy Batson, gamin débrouillard de 14 ans placé dans une famille d'accueil, il suffit de crier "Shazam !" pour se transformer en super-héros.
Ado dans un corps d'adulte sculpté à la perfection, Shazam s'éclate avec ses tout nouveaux superpouvoirs. Est-il capable de voler ? De voir à travers n'importe quel type de matière ? De faire jaillir la foudre de ses mains ? Et de sauter son examen de sciences sociales ? Shazam repousse les limites de ses facultés avec l'insouciance d'un enfant. Mais il lui faudra maîtriser rapidement ses pouvoirs pour combattre les forces des ténèbres du Dr Thaddeus Sivana…

Le monde cruel d’équilibre donne par moment l’impression que Shazam ne sait pas où est-ce qu’il veut réellement aller. Le film veut aborder des sujets universels comme le fait de maîtriser seul son destin, d’avoir un super-héros qui sommeil au fond de soi, etc. Mais la magie du film (qui reste le sujet de départ) manque par moment et éveille donc difficilement le spectateur face à ce monde que l’on nous dépeint. Shazam mélange donc tout et rien, comme un pot-pourri de bonnes idées qui ne sont pas toutes développées à leur meilleur potentiel. C’est sympathique et cela a largement de quoi séduire des ados ou des adultes encore un peu enfant dans leur tête, mais je m’attendais tout de même à ce que Shazam fonctionne différemment. Peut-être que certains passages légèrement longs ne prennent pas la place de ce qui importe réellement le plus. Il manque aussi un brin d’émotion (même si l’acceptation de sa famille d’accueil à la fin est un joli moment classique de pathos américain), alors que Shazam a plein d’occasions manquées pour le faire. Du coup, le casting soulève un film parfois un peu mineur, et de bonnes idées comiques.permettent de passer un bon moment sans se poser trop de questions. Mais la question est de savoir ce que DC compte faire de ce personnage dans les futurs films…

Note : 5/10. En bref, pas la bonne surprise espérée mais un film décomplexé qui a quelques bonnes idées et Zachary Levi s’en donne à coeur joie.

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