Critique Ciné : Tanguy, le retour (2019)

Critique Ciné : Tanguy, le retour (2019)

Tanguy, le retour // De Etienne Chatiliez. Avec Sabine Azéma, André Dussollier et Eric Berger.


Etienne Chatiliez, probablement en manque d’idées tente de surfer sur la mode du retour des vieilles comédies qui ont eu un certain succès populaire. Il a donc choisit de faire revenir Tanguy chez ses parents. Mais il y a un twist : il amène aussi sa fille, puis sa femme, puis le petit ami de sa fille, puis le fils de sa fille (car sa fille est tombée enceinte à Paris de son petit ami) et enfin les parents de Men (car plus on est de fous, plus on rit). Si vous n’avez rien compris, ne vous en faites pas, le film utilise le ressort comique du nouveau personnage venant squatter chez Sabine Azéma et André Dussollier jusqu’au bout. Sauf que ce ressort comique est épuisant à la longue car … ce n’est pas drôle du tout. Fort heureusement, nos deux retraités farceurs sont là pour égailler un peu notre séance de cinéma car le temps est long face à un tel désastre. Disons que le film a du mal à créer des surprises tant elles sont toutes plus prévisibles et l’effet novateur du mec qui vit encore chez ses parents qu’il y avait dans le premier volet, ne fonctionne plus ici non plus. Le film peine souvent à décoller, au détour de gags revisités que l’on a l’impression d’avoir déjà vu des dizaines de fois dans le premier film. Sans parler de la première partie du film, qui répète les réveils de Tanguy, les parents près de lui jusqu’à ce qu’ils se rendent compte qu’il est en train de leur jouer le même jeu qu’il y a 16 ans.

16 ans plus tard, Tanguy, qui a maintenant 44 ans, revient chez ses parents avec sa fille Zhu sous le bras car Meï Lin l’a quitté. Catastrophés de voir leur "tout-petit" dans cet état, Paul et Édith font tout pour lui redonner goût à la vie, sans réaliser que ce faisant, ils tressent la corde pour se pendre. Car Tanguy recommence à se sentir bien chez ses parents…

Puis se met en place des farces sympathiques mais peu inspirées elles aussi. Le film fait passer quelques messages subliminaux pas très bons, dans une galerie de moments tous plus ridicules les uns que les autres. Fort heureusement que Sabine Azéma et André Dussollier, entre prostate, arthrose et Alzheimer naissant savent par moment prendre ce qu’il y a pour tenter de nous amuser un peu car on se fait royalement chier dans ce film. Durant plus d’une heure et demie, cette comédie presque uniquement en huis clos sent la naphtaline et Etienne Chatiliez a bien du mal à renouveler ses idées. Je m’attendais à quelque chose de légèrement différent, peut-être d’original, mais le film s’embourbe constamment dans des aller-retour ennuyeux, des blagues vaseuses et des dialogues niaiseux sans jamais nous amuser comme il se doit. Ce vieux briscard de la comédie française qu’est Chatiliez faisait autrefois des comédies savoureux avec un humour piquant. Ici, tout est fait pour nous donner l’impression que l’on nous a banané et que l’on est uniquement là pour nous prendre de l’argent. Et quand on a des running gag (dont celui de Dussollier qui va pisser toutes les 15 minutes) comme ceux de Tanguy, le retour, on ferait mieux de prendre sa retraite.

Note : 2/10. En bref, une comédie à côté de la plaque, vaseuses et qui respire le formol.

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