Critiques Séries : Black Monday. Saison 1. Episodes 9 et 10.

Critiques Séries : Black Monday. Saison 1. Episodes 9 et 10.

Black Monday // Saison 1. Episodes 9 et 10. 2 / 0.


Alors que le monde de Black Monday est en train d’être retourné dans tous les sens, ces deux épisodes transforment la joyeuse comédie en dramédie avec des questions assez intéressantes posées sur la situation de chacun des personnages. Avec seulement deux jours dans « 2 » avant le crash boursier les personnage s’activent et les scénaristes proposent à la fois de s’en amuser mais pas seulement. Le départ de Mo à la fin de « 0 » est assez touchant dans un sens car il est obligé de dire au revoir à tout le monde et Blair de son côté, prend la place qui lui est due depuis le début de la série. Je dois avouer que je ne serais pas contre une saison 2 de la série avec un Blair au centre des affaires pendant que Mo se fait tout petit. Blair était un peu le miroir de Mo dans « 295 », et dans « 2 » les choses sont différentes alors qu’il parvient à intégrer les qualités de Mo. Blair va notamment flirter avec Dawn, la femme que Mo aime toujours. Et Blair, en étant assis au bureau de Mo, devient plus ou moins Mo. Cela est bien plus flagrant dans le dernier épisode et surtout la dernière scène de la saison : Blair devient Mo. Si la façon dont la saison s’est articulée afin de montrer cette fin est intéressante, je retiendrais presque surtout que ces deux derniers épisodes, particulièrement riches et forts, à la fois sur le plus comique mais aussi dramatique.

Car côté comique, Black Monday continue de proposer des éléments cartoonesques (notamment la chute tuant un personnage à la fin de « 0 ») mais c’est pour le bien du téléspectateur. Car si la série accentue les éléments dramatiques en parallèles, il faut équilibrer le tout avec tout un tas d’intrigues sous jacentes qui viennent rappeler facilement les qualités comiques de la série. Andrew Rannells et Don Cheadle forment un duo qui fonctionne depuis le début de la saison. La façon dont les deux acteurs interagissent devient d’autant plus intéressante dans ces deux derniers épisodes. D’ailleurs, Andrew Rannells n’était pas forcément à l’aise dans les premiers épisodes de la saison mais démontre tout un tas de qualités dans les derniers. On le sent plus à l’aise et en phase avec le personnage de Blair. C’est pourquoi Showtime se doit de renouveler la série pour une saison 2. De son côté, Casey Wilson fait toujours autant le show sous les traits de Georgia. Celle que j’avais découvert dans Happy Endings (et adoré dans cette même comédie), est parfaite dans Black Monday. Elle apporte un petit truc féminin que Dawn n’a pas à côté. Les deux derniers épisodes sont d’ailleurs là pour nous rappeler que finalement Georgia a une place prépondérante dans le crash bousier de 1987, et que chacun des personnages de Black Monday est donc important. Georgina n’était pas qu’un pion, elle est aussi dans l’histoire que la série nous conte.

Finalement, je garderai en tout cas un très bon souvenir de la première saison de Black Monday. Ce n’est pas une comédie dramatique parfaite, mais elle réserve suffisamment de bonnes surprises et d’intrigues farfelues pour nous détendre entre deux cours boursiers. Le point de départ de la série (qui est justement la fin de la saison) est lui aussi intéressant, peut-être aussi à creuser dans une série plus sérieuse que celle-ci.

Note : 7/10. En bref, fin de saison éclatante pour Black Monday.

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