Santa Clarita Diet (Saison 3, 10 épisodes) : jusqu'à ce que la mort... nous sépare ?

Santa Clarita Diet (Saison 3, 10 épisodes) : jusqu'à ce que la mort... nous sépare ?

Nouvelle salve d’épisodes pour Santa Clarita Diet, l’une des comédies les plus déjantées présente sur le petit écran actuellement. Cette comédie horrifique de Victor Fresco mélange l’absurde à tout un tas de bonnes répliques et cocasseries qui fonctionnent terriblement bien. Il faut bien avouer que Drew Barrymore et Timothy Olyphant ne sont pas étranges à la réussite de la série, semblant s’amuser réellement à incarner Joel et Sheila Hammond. Mais cette saison 3 bouleverse complètement la structure des deux premières saisons en donnant plus de place aux enfants Hammond et à de nouveaux personnages secondaires. On laissait la saison 2 avec Julia proposant à Joel de se transformer en zombie. En délivrant plus de choses, cette saison 3 réussie le pari fou d’être la meilleure saison de la série. La seconde saison a déroulé pas mal d’intrigues différentes et cette saison a un peu pour objectif de leurs donner une conclusion en bonne et due forme tout en développant de nouvelles idées. En hésitant à accepter, Joel lance de nouvelles hostilités pour la saison 3 avec notamment un groupe de personnes qui ont envie d’éliminer Sheila. La façon dont la saison évolue permet à Santa Clarita Diet de plonger un peu plus dans l’absurde et de se rapprocher (en moins bon bien évidemment) de The Good Place.

Je dirais même que les deux séries partagent quelques points communs même si l’humour n’est pas aussi corrosif ici que dans la comédie de NBC. Le problème de Anne et de la mythologie serbe a donc rapidement trouvé sa conclusion dans cette saison 3 au travers cependant d’une intrigue pas toujours filou. J’aurais aimé que l’humour se fasse plus présent mais aussi qu’il y ait une vraie continuité dans les intrigues et qu’elles ne se balancent pas les unes à la figure des autres pour prendre la vedette à chaque fois. L’ordre des chevaliers de Serbie est donc la grande menace de cette saison, une assez bonne farce, même si par moment cela manque de consistance. D’ailleurs, pour éliminer cette menace, la série élude pas mal de choses et décide donc d’en venir rapidement à bout au détour de dialogues pas toujours inspirés. Mais fort heureusement, le capital sympathie des personnage trône alors sur le reste et permet de développer un attachement plus fort envers les personnages. Sheila et Joel forment un couple toujours aussi détonnant et l’humour autour de la condition de Sheila est plutôt bien dosé.

Disons que Santa Clarita Diet ne cherche pas à en faire des tonnes et Drew Barrymore et Timothy Olyphant donnent l’impression d’être des enfants dans une piscine à balles. C’est tout ce que j’ai envie de voir quand je retrouve ces personnages farfelus, aux histoires plutôt efficaces, même si bien évidemment Santa Clarita Diet est truffée de défauts ici et là. On pourrait aussi parler d’Eric et Abby que la série parvient à mettre en avant cette année. Si l’explosion était une bonne idée mais que le fait que le FBI se détourne rapidement du regard de nos deux personnages est un peu douteux et facile, j’ai été plutôt touché que la série s’intéresse à leurs amourettes naissantes. Cela pourrait être vu comme décevant par certains, mais je trouve cela plus captivant de s’intéresser aux autres personnages que de tourner en rond autour de nos héros fétiche. La petite guerre de l’immobilier est amusante, d’autant plus quand elle implique les serbes dans l’histoire. Mais toutes les petites scènes que la série développe, autour de ses personnages (même Gary a droit à la sienne) sont parfois là pour apporter un peu plus à la saison que des arcs narratifs développés sur toute la saison.

Je dirais également que l’un des touts de cette saison est d’être particulièrement étrange. Elle mélange tout un tas d’ingrédients qui font sa sauce depuis la saison 1 tout en incluant de nouvelles dynamiques et de nouveaux dangers sortis un peu de l’au delà. Mais c’est justement ce que Victor Fresco adore faire. Il avait déjà pu le faire sur Sean Saves the World (ABC) qui n’était pas fameuse mais laissait déjà entrevoir son esprit farfelu. Mais surtout Better Off Ted (ABC également) qui, en deux saisons, avait sue être une bonne idée malheureusement annulée trop rapidement. Finalement, Santa Clarita Diet est une joyeuse série complètement barge qui sait très bien s’y prendre pour nous amuser sans limites. Le côté parfois étrange et absurde de la série la rend unique et c’est tout ce que j’espère à chaque fois que je vois un épisode de cette comédie.

J’espère que Netflix renouvellera la série pour une saison 4 alors qu’au moment où j’écris ces lignes, son destin n’a pas encore été discuté.

Note : 7/10. En bref, une saison étrange mais permettant de donner de la place à d’autres personnages.

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