Critique Ciné : Cold Blood Legacy - La mémoire du sang (2019)

Critique Ciné : Cold Blood Legacy - La mémoire du sang (2019)

Cold Blood Legacy : La mémoire du sang // De Frédéric Petitjean. Avec Jean Reno, Sarah Lind et Joe Anderson.


Quand je vais au cinéma, parfois j’erre sans trop savoir ce que je vais aller voir. Et je tombe sur un polar avec Jean Reno. Quoi de mieux ! J’y vais. Une heure et demie après avoir vu cette aventure, je ne m’en suis toujours pas remis. Comment Jean Reno peut-il accepter avec son talent et son charisme légendaire de jouer dans des horreurs pareil ? Et surtout, comment ce film qui a tout d’un téléfilm destiné au Direct to DVD a pu se retrouvé programmer au cinéma ? Les hasards de la programmation peut-être… Sur l’heure et demie de film, nous suivons des destins différents qui sont sensés raconter une seule histoire et le résultat n’est pas vraiment ce que j’attendais. On sent venir les twists du film rapidement : deviner que le « fils » Kessler est en fait une fille, et qu’elle s’est retrouvée au fin fond de l’Etat de Washington pour une bonne raison, cela ne vous a pas trotté rapidement à l’esprit ? Mais le film ne fonctionne jamais comme il le devrait alors que le décor enneigé fait son effet. C’est alors que l’on passe les deux tiers du film dans une cabane recluse dans la forêt américaine alors que Melody/Charly doit se soigner et reprendre des forces avec à côté d’elle, le tueur à gage qu’elle veut tuer. Rapidement, le temps passe de moins en moins vite et les personnages bâclent suffisamment leur interprétation pour que l’on s’ennui terriblement.

Le plus recherché des tueurs à gage goûte une retraite solitaire au bord d’un lac isolé dans le grand Nord-Américain. Une jeune femme grièvement blessée vient trouver refuge dans son chalet. Pour la sauver, il pourrait bien risquer sa propre vie…

Moi qui m’attendais à un vrai polar sombre avec des personnages passionnants, je me se retrouve avec un film de seconde zone, où il n’y a rien à faire à part subir ce que l’on voit à l’écran. Fort heureusement me direz vous il y a Jean Reno. Oui, ce vieux briscard fait le boulot, mais sans forcer non plus. Son charisme fait alors tout le boulot pendant que lui n’apporte aucune envergure au personnage. Avec un scénario curieux au départ, bien que classique et formaté, je dois avouer que l’on a envie de voir un peu plus de cette aventure bien froide. Puis rapidement, le film s’essouffle et ne tient pas alors les promesses qu’il fait dans sa première partie. Bien que l’intrigue soit un brin tirée par les cheveux, au fond nous sommes là pour voir une fiction. Mais c’est surtout le rythme qui fait vraiment défaut au film, alors que tout est rapidement éclipsé dans la dernière demi-heure avec son lot de rebondissements artificiels sortis d’un chapeau. Frédéric Petitjean délivre alors un film de seconde zone, au montage étrange et à un manque cruel de direction d’acteurs donnant alors des personnages en roue libre, incarnés par des acteurs et des actrices plus que douteux.

Note : 1/10. En bref, Jean Reno travaille pour payer ses impôts c’est bien, mais avec notre temps perdu c’est beaucoup moins bien.

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