Critique Ciné : Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile (2019, Netflix)

Critique Ciné : Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile (2019, Netflix)

Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile // De Joe Berlinger. Avec Zac Efron, Lily Collins et Jim Parsons.


Adapté du livre de Elizabeth Kendall ‘The Phantom Prince : My Life with Ted Bundy’, cette aventure que Netflix nous offre ici est plutôt sympathique au premier abord, pas brillante non plus dans le fond. C’est Joe Berlinger (habitué de la réalisation de documentaires sur des criminels) qui s’y colle et donne clairement le ton dans sa mise en scène. A mi chemin entre la fiction et le documentaire, le film nous plonge de façon rapide dans l’univers de Ted Bundy, alternant avec efficacité moments dans le passé et dans le présent pour éviter un récit linéaire et ennuyeux. Mais Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile se repose énormément sur la prestation de Zac Efron (qui par moment ressemble tellement à Ted Bundy que l’on pourrait s’y méprendre). Ce dernier est plutôt convaincant mais n’échappe pas à un scénario parfois légèrement ennuyeux. Disons que le film force parfois un peu trop sur la romance de Ted (bien que cela soit le point de vue du livre aussi), et pas suffisamment sur les crimes qu’il a commis. Ce n’est pas un thriller mené tambour battant mais une tragédie humaine où une femme est tombée amoureuse d’un tueur en série. Le regret que l’on peut avoir également est que l’on n’en apprend pas énormément sur Ted Bundy (il faut donc voir le documentaire que Netflix a sorti en parallèle) et sur ce qu’il a pu faire. Mais Zac Efron donne de sa personne et offre ici une prestation convaincante, loin de ses rôles habituels de plante verte à abdos huilés.

Liz, une mère célibataire tombée amoureuse de Ted Bundy, refuse de croire à ses crimes pendant des années.

Cependant, le fait que Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile soit aussi centré sur son acteur principale empêche les autres personnages de respirer. Pourtant, et c’est justement là que c’est problématique, le film est raconté du point de vue de l’une de ses conjointes. Il aurait été intéressant de donner la part belle aux personnages féminins même si le film tente de le faire à plusieurs reprises. Le portrait est quant à lui assez polissé, créant par moment l’impression de voir une histoire édulcorée pour les enfants. L’intérêt de ce film n’est peut-être pas ce que j’attendais et me rappelle parfois Aquarius, la série de NBC (également disponible sur Netflix) avec David Duchovny sur Charles Manson. C’était sympathique mais pas brillant, reposant sur le talent de son casting et pas vraiment sur le scénario. Si Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile sait très bien s’en sortir par sa durée plus qu’honorable (on a au moins droit à un film plus court qu’à l’accoutumée sur Netflix), certains moments tirent parfois un peu trop en longueur et échouent donc à créer le momemtum attendu au départ. J’adore les histoires de serial killer, mais Joe Berlinger n’est clairement pas David Fincher dans le domaine.

Note : 5/10. En bref, mention passable pour un récit trop romancé et trop centré sur le personnage principal (qui n’est pas celui qui est sensé conter l’histoire).

Date de sortie : 3 mai 2019 - Directement sur Netflix

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