Critiques Séries : Catch-22. Mini-series. Part 1.

Critiques Séries : Catch-22. Mini-series. Part 1.

Catch-22 // Mini-series. Episode 1.


Produite par George Clooney pour Hulu (et d’ailleurs George Clooney joue un rôle dans la série), cette nouvelle mini-série nous plonge dans de nouvelles aventures de la Seconde Guerre Mondiale. Si au bout d’un moment on peut imaginer que l’on a déjà tout vu sur cette guerre au cinéma ou à la télévision, il y a toujours un scénariste qui trouve une idée. C’est le cas ici de Luke Davies (Lion, Life, Candy) qui décide ici de nous plonger dans le quotidien d’un soldat qui va chercher à simuler la folie pour quitter l’armée, mais le fameux « Catch-22 » va finalement ruiner ses chances. Catch-22 c’est donc un peu une sorte de satire militaire pendant la Seconde Guerre Mondiale qui a ses idées mais qui ne parvient pas toujours à séduire par sa façon de faire. Je ne connaissais pas le roman de Joseph Heller qui a inspiré Catch-22, mais j’étais tout de même curieux de voir ce qu’ils pouvaient faire à l’écran. La chronologie des évènements du premier épisode n’est pas toujours celle que j’aurais imaginé pour un tel format. Peut-être aussi car la série ne perd pas de temps dès le départ et décide de nous plonger la tête dans ;’eau le plus rapidement possible. Ce premier épisode mélange ausi pas mal d’influences, qui ne sont pas toujours très liées au récit que l’on veut nous compter. On retrouve alors le George Clooney des Monument Men, pas ce que je pourrais qualifier de summum de sa carrière.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le capitaine John Yossarian, un soldat de l'armée de l'air américaine, ne comprend pas pourquoi des milliers de personnes qui ne l'ont jamais rencontré veulent le tuer. Alors que le Colonel Cathcart continue d'augmenter le nombre de missions que ses hommes doivent effectuer dans l’espoir d'impressionner ses supérieurs, Yossarian tente à tout prix de sauver sa vie en simulant la folie pour quitter l’armée. Ses efforts sont bloqués par Catch-22 : une règle bureaucratique ridicule qui stipule que les pilotes ne doivent pas voler s'ils sont certifiés fous, mais que malheureusement être fou de peur est une émotion rationnelle, ce qui signifie que l'individu est sain et capable de poursuivre sa mission.

Plutôt que de faire quelque chose de très original, la série est mise en scène de façon très pâle, comme si elle était malade par moment (et le teint jaunâtre n’aide pas spécialement non plus). Sans parler du développement des personnages qui est alors rendu assez filiforme, sans grande ambition. Il en va de même des scènes de vol qui semblent au bout d’un moment devenir répétitives et n’apportent finalement que très peu au récit global. Les personnages secondaires sont quant à eux réduit à peau de chagrin, ce qui n’aide pas non plus à se prendre totalement au jeu. Bien que Catch-22 ait donc des défauts, elle n’en reste pas moins curieuse. Elle me donne envie de poursuivre l’aventure afin de comprendre ce que le fameux « Catch-22 » peut faire à un homme qui n’a pas envie de partir à la guerre et à qui la guerre fait peur. On est loin du film de Mel Gibson (« Tu ne tueras point ») et de l’implication émotionnelle que Catch-22 pourrait créer mais ne créée jamais, mais on va dire que c’est un récit sur la Seconde Guerre Mondiale comme un autre qui tente de démontrer une certaine ambition, sans pour autant forcer trop les traits. C’est juste passable.

Note :  4.5/10. En bref, on aurait pu attendre mieux de ce récit de guerre qui avait au moins le mérite de poser la question psychologique.

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