Chernobyl (Mini-series, 5 épisodes) : ou l’histoire du plus gros mensonge

Chernobyl (Mini-series, 5 épisodes) : ou l’histoire du plus gros mensonge

Chernobyl c’est l’histoire de l’un des plus gros mensonge de l’Histoire de l’humanité, mais aussi de l’une de ses plus grandes catastrophes. L’explosion du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Tchernobyl a fait de nombreux morts, souvent dans l’agonie la plus totale face plusieurs mensonges qu’il a été difficile de contenir au final. Chernobyl est une mini série terrifiante, qui fait état de ce qui s’est passé en 1986 avec tout ce que cela peut avoir de conséquences dramatiques sur l’humanité, l’Europe mais aussi sur ces gens qui vivaient là bas. Souvent, Chernobyl est très documentée et les dialogues sont alors très riches en informations, à la fois sur la catastrophe mais aussi sur tout le reste et la façon dont la crise a été gérée. Au delà du laxisme des professionnels présents sur le site, Chernobyl tente de démontrer le désastre au travers des erreurs de construction, de maintenance mais aussi d’exécution des ordres. Chernobyl démontre alors qu’au fond le sol ukrainien est régit par des secrets et des mensonges, comme si la mini série cherchait dans le fond à faire une critique de l’URSS à sa façon (ce n’est donc pas étonnant que les russes vont produire eux aussi leur version de l’histoire). Mais Craig Mazin est suffisamment intelligent pour induire tout cela de façon soignée, sans en faire un brulot politique, simplement en rappelant que tout le monde a menti dans cette affaire et qu’elle a causé la mort de plusieurs milliers de personnes.

26 avril 1986, l'histoire vraie de la pire catastrophe causée par l'homme et de ceux qui ont sacrifié leur vie pour sauver l'Europe du drame. L'explosion d'un réacteur à la centrale nucléaire de Chernobyl, en Ukraine, a de terribles conséquences aussi bien sur le personnel de l'usine, que sur les équipes de secours, la population et l'environnement.

C’est probablement la morale la plus terrifiante de cet épisode, où au fond Chernobyl devient une sorte de guerre des égos, sur fond de la Guerre Froide livrée entre l’URSS et les Etats-Unis. Mais tout cela donne souvent le sentiment que l’on vit encore de cette façon, alors que Poutine et Trump semblent entretenir des liens étroits étranges (même si rien n’a encore été prouvé). Chernobyl ne se contente pas d’être un récit édifiant et accablant, c’est aussi un récit respectueux, mettant en avant la volonté humaine et la capacité de l’homme à se sacrifier pour la survie de la société. C’est donc parfois une sorte de survival à sa façon, où des hommes sacrifient leurs vies pour sauver celles de ceux qu’ils aiment (ou même sauver l’avenir de ceux qu’ils pourraient aimer dans d’autres circonstances). Les personnages de la série (en dehors probablement de Khomuyk) sont donc très humain, et c’est ce qui rend Chernobyl particulièrement touchante et horrifiante à suivre. La série ramène aussi sur le devant de la scène le procès qui a accablé ceux qui ont fait une vraie erreur (ce qui permet aussi de comprendre l’ouverture du premier épisode qui ne raconte finalement pas tout).

Durant les procès, les gens sont alors amenés à se souvenir du soir de l’incident, et l’écriture de Craig Mazin est suffisamment intelligente pour nous donner l’impression de vivre au même moment ce qui se passe dans ce réacteur. Cela permet aussi de voir comment les actions de chacun ont pu conduire à la catastrophe et donc par la suite faire de Chernobyl l’une des plus grosses erreurs de l’humanité (et qui aurait pu être évitée). La série ajoute de l’horreur à longueur de temps afin de nous faire mal, de nous heurter comme cette histoire a heurté ces gens. Des intrigues secondaires viennent quant à elles nous rapprocher des personnages principaux et surtout leur donner une vraie vie de famille, qui rend le tout souvent d’autant plus terrifiant. Cette mini série est donc l’une des séries les plus éprouvantes de ces dernières années mais aussi l’une des plus fascinante et construite avec minutie. L’approche épisodique (plutôt qu’un film) permet aussi de donner à plusieurs personnages des histoires, qui nous attachent alors à eux et rendent d’autant plus crève coeur certaines révélations.

Note : 9/10. En bref, brillant.

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