Critique Ciné : Child's Play : La poupée du mal (2019)

Critique Ciné : Child's Play : La poupée du mal (2019)

Child’s Play : La poupée du mal // De Lars Klevberg. Avec Aubrey Plaza, Mark Hamill et Gabriel Bateman.


En 1988, Don Mancini écrivait Child’s Play (Jeu d’enfant en VF) qui deviendra par la suite un film d’horreur culte à la poupée réellement effrayante. Sept films après (qu’il a tous écrit), il laisse son bébé entre les mains de Tyler Burton Smith (plus habitué aux jeux vidéos) et Lars Klevberg (The Wall, Polaroid) nous offre quant à lui une mise en scène relookée et une poupée modernisée (pour mon plus grand déplaisir). Si Child’s Play nouvelle génération n’est pas mauvais en tant que tel, il n’en est pas non plus un bon remake du film original. En modernisant l’histoire et en l’adaptation aux nouvelles technologies (une poupée connectée), je dois avouer que l’idée est pas si mauvaise mais on perd encore une fois du côté légèrement plus naturel de l’horreur de la poupée d’origine. Fort heureusement, on retrouve cet humour noir teinté de gore qui devient le liet motiv de cette nouvelle adaptation. Le relooking de la poupée est cependant assez raté. Je préfère la poupée originale (que l’on avait encore vue récemment dans Le retour de Chuck, 7e film de la franchise originale). De plus, ce nouveau film se contente de moderniser le premier film, sans apporter ce que notamment La Fiancée de Chucky avait apporté en 1998.

Karen, une mère célibataire, offre à son fils Andy une poupée, ignorant tout de sa nature sanguinaire et violente.

Si Don Mancini est en train de faire une série sur Chucky, ce reboot (qui n’a aucun lien avec les 7 films précédents) se veut alors différent. Si je suis pour le coup de jeune dans la franchise qui avait parfois tendance à tourner à la parodie (Le retour de Chuck était amusant d’ailleurs, mais un brin too-much sur bien des points), il manque peut-être l’horreur du vrai « Child’s Play » de 1988. Cette nouvelle adaptation garde cependant dans son giron l’idée que c’est un jeu d’enfant qui a mal tourné. La première partie du film se concentre sur la transformation de la poupée innocente en ce tueur sanglant qu’il va devenir par la suite. Cela permet de changer aussi du film original qui établissait directement le côté maléfique de la poupée. Ici, nous sommes plus dans le registre du jeu d’enfant qui tourne mal à cause des actions de ce dernier et de ses paroles qui vont conduire l’intelligence artificielle de Chucky à devenir ce qu’il devient rapidement par la suite. Le film réserve tout de même de bons moments dans la construction de la personnalité de la poupée et quelques séquences gores moins osées que je n’aurais pu l’espérer (à base de motoculteur ou bien de scie à bois, on est servi mais la plupart du temps c’est hors caméra, laissant alors juste le sang couler, sans rien de plus).

Note : 5/10. En bref, reboot honorable qui n’a peut-être pas la malice du premier film original, ni les idées saugrenues et amusantes du créateur de cette poupée serial killer, mais qui s'en sort plutôt bien.

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