Critique Ciné : Nightmare Cinema (2019)

Critique Ciné : Nightmare Cinema (2019)

Nightmare Cinema // De Mick Garris, Joe Dante, Alejandro Brugues, Ryuhei Kitamura et David Slade. Avec Mickey Rourke, Richard Chamberlain, Faly Rakotohavana et Lexy Panterra.


Mick Garris est ce qui s’appelle un vrai fanatique d’horreur. Les univers horrifiques il les a travaillé et s’est probablement dit que ce serait bien de les convier à un petit festin. Comme il l’a déjà fait il y a plus de dix ans avec la série d’horreur anthologie « Masters of Horror ». D’ailleurs, Nightmare Cinema devait au départ être un concept de série télévisée façon Contes de la Cryptes sauf que dans la création, il a été frustré et a finalement décidé de convier plusieurs amis autour d’un film anthologie. C’est un genre discret du genre horrifique où se mélangent plusieurs réalisateurs (la franchise V/H/S est probablement l’une des plus connues). Mais la particularité de Nightmare Cinema est d’avoir des idées, diverses mais de jouer avec ce que chacun fait de mieux. Notamment Joe Dante. Je pense que ce dernier, qui s’est égaré au cinéma depuis pas mal d’années, retrouve ici le goût de créer quelque chose d’excitant. Sa partie, « Mirari » est tout simplement rafraichissante, du Joe Dante au top de sa forme avec un côté légèrement cartoonesque sur les bords. Le tout génère de l’angoisse de façon efficace, sans en faire déborder le tout, en ajoutant en plus de ça des personnages efficaces et une intrigue dont l’issue s’avère aussi terrifiante qu’amusante.

5 inconnus se retrouvent dans un cinéma où les films projetés par Le Projectionniste sont le reflet de leurs pires peurs.

Bien que « Mirari » ne soit pas forcément le meilleur truc que j’ai pu voir dans le monde des films d’horreur (et ses court métrages), on sent que Joe Dante s’est amusé. Mais comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, le premier segment est lui aussi très intéressant. Il est complémentaire du second et « The Thing in the Woods » semble donner à Alejandro Brugues (Juan of the Dead) l’occasion de montrer qu’il sait faire du Joe Dante lui aussi. De plus, plutôt que de passer la moitié de son temps devant des personnages débiles qui parlent de leurs vies ennuyeuses, ce petit slasher (avec un twist de SF à la fin plutôt amusant) nous plonge directement au coeur de la boucherie. C’est efficace et assez cocasse la plupart du temps. De plus, côté mise en scène malgré un budget clairement petit, le film parvient à faire quelque chose de sympathique qui reste en tête une fois Nightmare Cinema terminé. Le seul problème ce sont les autres. Ruyhei Kitamura tente de rendre hommage au cinéma d’horreur italien avec « Mashit ». Le côté prêtre et démon ne fonctionne pas spécialement et surtout la narration est sacrément mollassonne, sans envergure ni grande ambition. Le réalisateur et scénariste se contente alors de faire quelque chose de médiocre, en phase avec le budget alloué.

David Slade de son côté met son expérience de réalisateur d’épisodes de Black Mirror au service de son segment « This Way to Egress ». Pas brillant mais suffisamment correct pour en garder un souvenir sympathique. Et enfin, Garris mélange drame familial avec une violence intense dans « Dead ». C’est un segment qui soufre peut-être un peu de sa différence par rapport aux deux premiers (comme les autres d’ailleurs) tant parfois j’ai l’impression que Nightmare Cinema ne veut pas être que fun, mais aussi de l’horreur plus profonde. La variété des segments est cependant intéressante et permet de ne pas s’ennuyer durant les deux heures de film (sauf peut-être devant celui de Kitamura, probablement ce que Nightmare Cinema avait à offrir de plus mauvais.

Note : 5/10. En bref, une expérience qui aurait surement mérité d’être adaptée en série plutôt qu’en film.

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