Critiques Séries : Good Omens. Saison 1. Pilot.

Critiques Séries : Good Omens. Saison 1. Pilot.

Good Omens // Mini-series. Part 1.


Si je ne connais pas le roman de Terry Pratchett et Neil Gaiman « De bons présages », je dois avouer que Good Omens donne envie sur le papier. En effet, Michael Sheen (qui a brillé cette année dans The Good Fight) et David Tennant (Doctor Who) dans une seule et même série, cela a quelque chose d’excitant. De plus, Neil Gaiman s’est chargé de l’adaptation de son roman pour Amazon Prime, une raison supplémentaire de se dire qu’ils vont garder l’esprit original du roman (que je suis maintenant curieux de lire). La première réussite de Good Omens est clairement son humour British qui sort du lot et permet donc à la série d’apporter quelque chose. Grâce à quelques fantaisies visuels et des dialogues travaillés, Good Omens apparaît comme l’une des bonnes surprises de cet été. Good Omens est donc une fable, celle d’un Ange et d’un Démon face à l’apocalypse à venir. Le côté complètement taré de l’écriture est séduisant dès les premières minutes, aidé aussi par un visuel travaillé et des images riches en idées. La série est fantasques sur bien des points, parfois légèrement burlesque, mais terriblement délicieuse. On ne perd jamais une seule miette de ce premier épisode, comme une friandise feel-good que l’on a envie de déguster tout l’été.

Un duo improbable, un Ange exigeant et un Démon qui vit en liberté, ont pris goût à la vie sur Terre et sont obligés de former une alliance pour arrêter Armageddon. Mais ils ont perdu l'Antéchrist, un garçon de 11 ans qui ignorait qu'il était censé provoquer la fin des temps, les forçant à se lancer dans une aventure pour le retrouver et sauver le monde avant qu'il ne soit trop tard.

Good Omens c’est aussi un véritable mélange des genres avec un brin d’humour noir et décalé sur les bords, permettant de sortir des sentiers battus. Il y a aussi les aventures des personnages, parfois légèrement enfantines mais qui justement permettent de jouer avec le côté complètement décalé de la série. Derrière tout cela se cache bien entendu une réflexion sur le monde d’aujourd’hui et l’auto-destruction par les humains de la Terre (avec des références bibliques qui permettent justement de s’en amuser, notamment en moquant légèrement les mythes chrétiens). Côté casting, David Tennant et Michael Sheen forment un duo détonnant et surprenant auquel je ne m’attendais pas nécessairement. Cependant, cela donne là aussi le ton décalé de la série alors que les acteurs semblent tous les deus réellement s’amuser dans la peau de leurs personnages angéliques et diaboliques. L’arrivée de l’Antichrist est une histoire vue et revue dans les fictions, avec plus ou moins de réussite, mais Good Omens laisse ici de bons présages pour la suite de cette mini-série. J’ai déjà hâte de voir les cinq épisodes restants. C’est court mais il n’y a clairement pas de regrets à avoir, bien au contraire.

Note : 8/10. En bref, délicieusement irrévérencieuse.

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