Critique Ciné : Crawl (2019)

Critique Ciné : Crawl (2019)

Crawl // De Alexandre Aja. Avec Kaya Scodelario, Barry Pepper et Morfydd Clark.


Alexandre Aja est un réalisateur prolifique du monde de l’épouvante. Il a connu le succès grâce à son remake de La Colline a des Yeux (très réussie pour le coup) et après un détour dans des contrées parfois étranges (Horns, La 9ème vie de Louis Drax) il revient à ce qu’il sait faire de mieux : le film d’angoisse. On retrouve donc ici le Alexandra Aja qui a fait le remake de Piranhas 3D mais sans la dose d’humour dont ce dernier pouvait faire preuve. C’est justement là où Crawl échoue un peu, en laissant de côté les séries B des années 80 avec leur humour, pour nous proposer un film plus proche de l’univers des Dents de la Mer de Steven Spielberg, coincés dans un sous sol avec deux gros alligators. Côté tension, Alexandra Aja maîtrise particulièrement bien l’efficacité du produit. On a peur pour les personnages et l’on se demande de nombreuses fois comment ils vont pouvoir s’en sortir. Faire un tel huis clos était risqué mais cela fonctionne suffisamment bien pour donner l’envie au spectateur de rester jusqu’au bout. D’aventure, je pense cependant que tout n’est pas forcément bien fichu et les personnages beaucoup trop creux pour réellement nous toucher. Car la relation entre la fille Hayley et son père manque cruellement de poignant.

Quand un violent ouragan s’abat sur sa ville natale de Floride, Hayley ignore les ordres d’évacuation pour partir à la recherche de son père porté disparu. Elle le retrouve grièvement blessé dans le sous-sol de la maison familiale et réalise qu’ils sont tous les deux menacés par une inondation progressant à une vitesse inquiétante. Alors que s’enclenche une course contre la montre pour fuir l’ouragan en marche, Haley et son père comprennent que l’inondation est loin d’être la plus terrifiante des menaces qui les attend…

Mais Aja aime les divertissements crus et violents et c’est pourquoi au fond, Crawl lui sied très bien. Il revient à ses premiers amours et propose un spectacle dense visuellement. C’est truffé d’idées ingénieuses qui permettent de créer une véritable angoisse au fond de son siège sans pour autant que le scénario ne raconte grand chose de percutant. Crawl fait partie de ces films d’épouvantes coincés dans un sous genre oublié du cinéma (ou presque) mais qui réussi malgré tout à délivrer suffisamment de bons moments pour que l’on en ressorte satisfaits. Aja reste un spécialiste du cinéma anxiogène gore et je dirais qu’il a réussi encore une fois à créer un objet intéressant. Si parfois Crawl semble piétiner dans son sous sol inondé, le film parvient malgré tout à jouer sur plusieurs tableaux qui font son charme et surtout l’intérêt de la filmographie du réalisateur. Grâce à un bon dosage dans les effets, Crawl est donc une petite surprise estivale, un oeuf de Pâques après l’heure qui aurait sûrement mérité quelques idées supplémentaires mais qui fonctionne suffisamment pour donner ce qu’il est venu donner.  

Note : 6.5/10. En bref, du Aja tout craché.

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