Critique Ciné : Le Roi Lion (2019)

Critique Ciné : Le Roi Lion (2019)

Le Roi Lion // De Jon Favreau. Avec la voix VO de Donald Glover, Beyoncé et Seth Rogen.


Le dessin animé fait partie de mon enfance. C’est l’un des premiers films que j’ai vu au cinéma et j’en garde toujours un souvenir immuable. Alors forcément quand un « remake » en version prises de vues réelles apparaît sur les écrans, je vais le voir, afin de me replonger dans mon enfance. C’est Jon Favreau (Le Livre de la Jungle version live, Iron Man et Iron Man 2) qui s’y colle et il reprend alors ce qu’il a déjà fait avec le Livre de la Jungle (et le second volet à venir) dans sa façon de mettre en scène ces animaux. Visuellement, il n’y a rien à redire c’est magnifique. Les images sont belles et nous donnent l’impression de plonger dans un documentaire de Disney Nature. Le film nous offre alors ici un joli spectacle même si malheureusement, le film n’a pas la puissance poétique visuelle du dessin animé. Ce n’est pas la même chose, ici on pourrait coller la voix off de Yann Arthus Bertrand sur la disparition des espèces, comme si l’on suivait un documentaire. Alors que le dessin animé a de grands moments de poésie. Pour autant, Le Roi Lion nouvelle version m’a tout de même fait autant verser de larmes que le dessin animé, aux mêmes moments, car il faut dire que ce sont des moments qui ont aussi une implication émotionnelle à la base dans le dessin animé.

Au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba, leur futur roi. Les mois passent. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa, qui prend à cœur de lui faire comprendre les enjeux de sa royale destinée. Mais tout le monde ne semble pas de cet avis. Scar, le frère de Mufasa, l'ancien héritier du trône, a ses propres plans. La bataille pour la prise de contrôle de la Terre des Lions est ravagée par la trahison, la tragédie et le drame, ce qui finit par entraîner l'exil de Simba. Avec l'aide de deux nouveaux amis, Timon et Pumbaa, le jeune lion va devoir trouver comment grandir et reprendre ce qui lui revient de droit…

Le parti pris réaliste laisse donc vaquer à d’autres occupations les moments plus poétiques du film, où la musique n’a pas forcément de sens ici comme elle en avait dans le dessin animé. Reste alors l’histoire qui est ici copiée-collée et qui au finale suit tous les moments que l’on a pu adorer dans le film original. Actuellement, je dirais que Le Roi Lion n’était pas un film nécessaire mais il permet à de jeunes générations de se pencher dessus (alors qu’ils n’avaient peut-être pas eu l’envie de voir le dessin animé). La magie du dessin s’éloigne alors ici pour laisser place à des lions plus vrais que nature ce qui est le choix voulu, mais peut-être pas ce que j’avais envie de voir. Musicalement, la voix de Beyoncé notamment nous emportent et permettent de nous faire revivre là aussi les chansons du film original, mais le film n’arrive pas à leurs donner l’envergure visuelle qu’elles pouvaient avoir dans le dessin animé. La force du dessin est de pouvoir faire énormément de choses, ce que Le Roi Lion ne peut malheureusement pas se permettre. Avec plus d’un milliard de dollars ramassés au box office, je me demande quand est-ce que Disney se décidera à annoncer l’adaptation sur grand écran et en version réelle du second volet (qui était sorti en direct to DVD à l’époque).

Note : 5.5/10. En bref, si Le Roi Lion est très beau, il perd toute la poésie et la magie du dessin animé. En somme, c’est un peu Disney Nature : The Musical.

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