Critique Ciné : Toy Story 4 (2019)

Critique Ciné : Toy Story 4 (2019)

Toy Story 4 // De Josh Cooley. Avec la voix VO de Tom Hanks, Tim Allen et Annie Potts.


Après avoir fait revivre la franchise de John Lasseter en 2010, Pixar et Disney proposent près de 9 ans plus tard une suite. Le film n’est pas aussi bon que le troisième volet mais malgré tous les défauts que peut avoir ce Toy Story 4, ces petits jouets sont terriblement touchants. Josh Cooley réalise ici son premier long métrage d’animation après avoir travaillé sur nombre de Pixar (notamment Là Haut et Vice-Versa). Si au départ on ne sait pas dans quoi on met les pieds et surtout car Andy n’est plus là (remplacé par la jeune et fraîche Bonnie), rapidement l’inventivité du scénario et des images font que Toy Story 4 fonctionne. C’est ici la fin d’une franchise et l’épilogue correspond tout à fait à ce que j’ai envie de voir, l’émancipation de Woody qui va retrouver le jouet qu’il aime : Bo Peep. On reprend cependant ici la mécanique qui a fonctionné précédemment dans les Toy Story avec un nouvel enfant mais sans jamais tomber dans la répétition ennuyeuse que cela aurait pu donner. Il y a toujours de l’humour, de l’aventure et surtout de l’émotion à laquelle j’aurais pensé rester hermétique mais pas du tout. Toy Story 4 a réussi à m’avoir alors que même si je m’y attendais, je ne m’attendais pas forcément à ces émotions, celles que j’ai ressenti avec les précédents films.

Woody a toujours privilégié la joie et le bien-être de ses jeunes propriétaires – Andy puis Bonnie – et de ses compagnons, n’hésitant pas à prendre tous les risques pour eux, aussi inconsidérés soient-ils. L’arrivée de Forky un nouveau jouet qui ne veut pas en être un dans la chambre de Bonnie met toute la petite bande en émoi. C’est le début d’une grande aventure et d’un extraordinaire voyage pour Woody et ses amis. Le cowboy va découvrir à quel point le monde peut être vaste pour un jouet…

Ils sont tout de même sacrément forts chez Pixar. L’arrivée de « Forky » est une aubaine pour le scénario, qui permet alors de casser certains codes et de renouveler le genre en agrémentant l’histoire d’un personnage fabriqué par un enfant. Forky est mignon comme tout et l’on a nous aussi envie de le serrer dans nos bras et de le sauver de son envie de se jeter à la poubelle. Le rythme est parfois un peu moins soutenu, ce qui est peut-être le seul véritable problème. Certains passages ne sont pas nécessaires mais sont rapidement rattrapés par d’autres qui viennent nous faire rire aux éclats ou bien mettre en scène de l’action efficace. Mais cet épisode est aussi peut-être le moins bon car il laisse certains personnages emblématique de la franchise au second plan, sans jamais vraiment les exploiter. Je pense à M. Patate, Trixie, Pile-Poil, les martiens, etc. Ils sont tous présents au second plan voire pas du tout et je trouve ça légèrement dommage. Mais voilà, Toy Story 4 reste tout de même celui de Woody et Buzz l’éclair, deux personnages emblématiques de la franchise et c’est déjà pas mal. Sans parler de l’arrivée de Forky qui fait mouche. Pas de suite prévue au cinéma mais des séries dérivées sur certains personnages qui se retrouveront sur Disney+. Pourquoi pas.

Note : 7/10. En bref, la magie des jouets opère encore même si ce 4ème volet est le moins bon de la franchise.

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